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#1 2012-06-29 12:04:33

hikaru552
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Date d'inscription: 2009-09-29
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Regarde moi dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes pas!

Ici je vais présenter différentes histoires fictives sur les animaux, c'est en partit pour dénoncer leurs souffrances, vous verrez en lisant.

Je vais poster plusieurs histoire plus ou moins courte sur différents sujets, et je pense qu'il y aura rarement de suite à mes histoire qui sont finies.
Pour les commentaire, merci d'être poli et d'éviter d'être vexant (dire que vous n'aimez pas et argumenter votre avis n'est pas vexant, ça m'aide à améliorer mes histoires), je sais très bien que mes histoires ne sont pas de grands chef d'oeuvres du XXIe siécle.
Une chose que je ne supporterai pas c'est si vous copiez mes histoires sans l'autorisation. Un petit "s'il te plaît est-ce que je peux copier ton histoire pour mon blog/forum/ etc" ce serait sympa, j'autorise généralement qu'on reprenne mes histoire à condition de citer mon pseudo et de dire que le plagia est interdit sans mon autorisation.
Bon je crois que j'ai assez parlé, place aux histoires:

Histoire 1:Regarde moi dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes pas!
Histoire 2: Querelle de frère et sœur (ou frère vs Sœur)
Histoire 3: Courir c'est ma vie *panthère de l'amour*


Regarde moi dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes pas!

Bonjour je m'appelle Roxie, je suis une petite chienne Jack Russell au corps blanc, avec une tâche brune sur le dos qui s'étend jusqu'à ma patte avant gauche. J'ai aussi une autre tâche brune qui recouvre toute ma tête, sauf le bout de mon museau qui lui reste blanc. Enfin ne perdons pas de temps sur mes descriptions physiques, elles ne sont plus très importantes puisque je suis morte il y a deux ans. Si vous souhaitez connaître mon histoire, alors approchez je vais tout vous raconter....


Tout commence il y a bien longtemps, le jour de ma naissance, je suis née dans un élevage des plus normaux. Mes parents étaient des champions, primés et admirés, j'étais une très belle chienne promise à un avenir majestueux; pourtant cela n'a pas été le cas et ne le sera jamais! J'ai été sevrée à trois mois comme la majorité des chiots. Mon éleveuse a alors commencé à vendre mes frères et sœurs à des personnes qui m'étaient inconnues, ce fût très bientôt mon tour de trouver un maître et d'intégrer une gentille famille. Ma nouvelle « meute », si je puis dire, était très accueillante, il y avait mon maître, ma maîtresse et la petite fille de mes maîtres, c'est même elle qui m'a appelée « Roxie ». Je les aimais plus que tout au monde, ils étaient à présent ma vie, ma famille, ils représentaient tout pour moi. J'ai passé tant d' agréables moments avec eux, qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire de chienne.
Tous les jours ma maîtresse emmenait la petite fille au parc et je partais jouer avec elles. Aussi mon maître me sortais faire de grandes balades dans les bois pour que je puisse courir comme je le souhaitais: jusqu'à en revenir pour tomber de fatigue dans mon panier. Le soir, quand tous les trois  étaient devant la télé, je m'asseyais avec eux sur le canapé et ils me caressaient en me disant des gentillesses. Je vivais extrêmement bien, j'étais heureuse,et je venais parfois presque à douter si ce n'était pas le paradis qui s'offrait à moi. Les quatre meilleures années de ma vie!
Malheureusement ce jour fatidique arriva....c'était une journée assez normale ou presque car une drôle d'ambiance traînait dans les parages. Je regardais mes maîtres se disputer devant la maison à propos d'un sujet qui m'étais inconnu. Je n'avais aucunes intentions de me rapprocher d'eux pour le savoir car je supportais très mal d'être proche des gens qui hurlaient: dans mon opinion c'était toujours mauvais signe. Soudainement ma maitresse partit en courant vers la maison, des larmes perlaient le long de ses joues. Je me dirigeai rapidement vers elle dans l'espoir de la réconforter avec un joli petit regard que tous les chiens savent offrir à leurs « humains » chagrinés. Mais elle me regarda seulement une seconde puis baissa les yeux n'osant pas affronter mon regard, et ensuite entra dans la maison pour claquer la porte afin que je ne puisse la suivre. Je m'assis perplexe sur le paillasson sans faire quoi que se soit. C'est alors que mon maître m'appela d'une voix forte et assurée comme si la dispute n'était plus qu'un mauvais souvenir. Je me retournai et accourrai vers lui toute contente que se soit fini. Il ouvrit la porte de la voiture, je remuai la queue impatiente à l'idée qu'on partait sûrement en balade! Il me sourit gentiment tandis que je m'avançai vers la voiture. Sans attendre plus longtemps, je bondis à l'intérieur prête à partir me dégourdir les pattes. Mon maitre entra ensuite dans le véhicule, démarra et on commença à bouger. Soudainement un cri perçant retenti par dessus le vrombissement du moteur. Je me dressai sur mes pattes arrières pour voir ce que cela pouvait bien être, et  surprise, j'aperçus la petite fille qui courrait après la voiture en appelant mon nom d'une voix accablée d'inquiétude et chargée de chagrin. J'aboyai pour lui dire de ne pas s'inquiéter,que tout allait pour le mieux, que c'était seulement une balade de quelques heures. J'étais bien trop sûre de moi malheureusement...

Mon maitre et moi sommes restés dans la voiture une à deux heures au moins. Finalement je sentis le véhicule ralentir, et après de longs étirement je me redressai sur mes pattes toute contente d'aller enfin me promener. Mon maître sortit et la portière face à moi s'ouvrit, je sautai hors de la voiture en remuant la queue et en aboyant: je n'arrêtais pas de penser à la balade qu'on ferait bientôt ensemble. Il me regarda et me mit une laisse bizarre, ne ressemblant absolument à celle dont j'avais l'habitude. Je haussai les épaules ignorant ce détail, selon moi insignifiant. Il avait sûrement dû se tromper en prenant ma laisse. Tous deux nous nous dirigeâmes vers une petite forêt à l'écart du parking où se trouvait la voiture, je le suivais toujours aussi heureuse de me dégourdir les pattes. Il s'arrêta après plusieurs minutes de marche, on se trouvait alors dans une petite clairière entourée de nombreux arbres aux feuilles sombres. La lumière filtrait à peine à travers les branchages épais du bois. Il attacha la laisse ou plutôt le bout de corde à un tronc d'arbre, je ne compris pas vraiment ce qui se passait,...puis il m'appela:
-Viens ici Roxie, viens ma belle!
J'accourus vers lui, celui-ci me caressa gentiment . Je crus sentir sa main trembler pendant qu'il me couvrait d'une affection nouvelle. Je reculai d'un pas et lui lançai un regard curieux, tout cela était un comportement étrange et qui m'était totalement inconnu. Il me fixa lui aussi puis attrapa mon collier avant d'y rattacher la corde d'un nœud plus que solide. Je me débattis un peu, ignorant toujours pourquoi il me voulait tant captive ici; mais je ne voulais pas désobéir à mon maitre alors je m'assis tranquillement et baissai les yeux vers la corde en observant ce fil sinueux et étrange. Mon maître se releva, me tourna le dos et commença à partir: je me lançai vers lui, mais je retombai en arrière, coupée dans mon élan, par la corde qui m'avait stoppée nette, ne me permettant pas de faire un pas de plus. Il continua d'avancer sans se retourner, je grognais et mordais sauvagement la corde: elle ne voulait pas me laisser avancer et le retrouver, cette laisse traîtresse! J'aboyai sans cesse en le regardant partir. Pourquoi, au grand pourquoi, un morceau de corde aussi frêle et fragile pouvait-il me causer autant de soucis?! Je n'en revenais pas non plus que mon maître me tourne le dos et s'en aille sans même me jeter un coup d'œil, un petit coup d'œil en arrière!
- Attend moi! Je t'en prie attend moi! Ne me laisse pas ici, s'il te plait attend moi! Je te promet que si tu reviens je serais encore plus sage qu'avant! Je ne ferai plus de bêtises., je te le jure! Implorai-je en jappant de toutes mes forces.
Cette scène me hantera sûrement à jamais, la plus horrible et triste qui me soit arrivés.
Je réussis tout de même  le faire se retourner, je le fixai avec un regard suppliant.
-Ne me laisse pas seule s'il te plait, je t'adore tellement ne me laisse pas ici. Je t'adore, oui je t'adore! Alors s'il te plait ne m'abandonne pas seule ici, je veux rester avec toi! Ne part pas je t'en prie! Ne me laisse pas seule, hurlai-je en grattant la terre agacée à l'idée que mon comportement antérieur ait pu lui donner envie de me fuir.
Il baissa immédiatement les yeux, trop lâche pour me regarder dans les yeux et affronter mon regard une dernière fois. L'instant d'après il était déjà reparti et avait disparu derrière les arbres, mes aboiements d'implorations avaient donc été vains... Je me suis retrouvée seule attachée à un arbre, perdue en pleine forêt. Je regardais fixement la direction dans laquelle mon maitre avait disparu, est-ce qu'il reviendrait un jour? Je n'en étais pas sûre moi même, mais je l'espérais tellement.

Un jour, deux jours, trois jours, puis une semaine ont passé, personne n'était revenu me chercher. Je continuais d'espérer que ma famille finirait par revenir me voir et me ramener à la maison. Mais plus les jours passaient, plus mon moral était bas. Je finis pas avoir tellement faim que je rongeai la corde pour partir trouver de quoi survivre. Ma soif seule avait été rassasiée grâce à la petite flaque  à mon côté. Mon premier repas après cette tragédie n'a pas été dans une gamelle comme à mon habitude, mais dans une poubelle des plus sale et immondes.  J'avais tellement faim que ça ne m'a pas dérangée de manger là. Après cela je suis repartie trouver mon arbre pour attendre mes maitres à nouveau. J'ai attendu longtemps, assise au pied du tronc; il ne sont pas revenus. Je suis finalement partie après un jour d'attente supplémentaire. Je n'en revenais pas qu'il m'ait abandonnée comme ça, et je me posais tellement de question:
« Est-ce qu'il me teste pour voir si je suis fidèle? Est-ce que c'est un jeu et je dois continuer d'attendre? Si je part peut-être qu'il ne voudra plus jamais de moi....? »
Ces questions ne cessaient de me tourmenter mais je ne pouvais plus attendre, si je ne partais pas je mourrais avant qu'il ne revienne, de faim ou de tristesse. Je me suis donc rendue dans un endroit où je trouverai à coup sûr de la nourriture: la ville!

En chemin j'ai croisé plusieurs chiens errants, ils avaient chacun des avis différents sur la question de l'abandon. Certains disaient que de toute façon à quoi bon attendre leur maitres puisque c'est eux qui les avait laissés en premiers, d'autres disaient que s'ils nous laissaient, c'étaient pour tester notre fidélité et que si nous partions plus jamais ils ne reviendraient nous chercher.  Moi je ne savais jamais quoi leur répondre parce que je n'avais aucune idée de ce qui s'était passé pour moi: un jeu ou un abandon? Je ne connaitrais jamais la réponse. J'ai vécu en ville pendant un mois ou deux, ce n'était pas le luxe mais c'était suffisant à ma survie. Je retournais souvent près de l'arbre dans l'espoir de retrouver mes maitres, sans doute disparus pour toujours,  à ce pont là j'avais pratiquement perdu toutes espérances de les revoir.

Les jours passaient tranquillement je vivais ma vie. Cependant un beau jour d'automne,un camion remplit de quelques hommes s'arrêta près de moi. Trois personnages sont descendus avec des filets et d'autres objets effrayants. Je les ai regardé sans bouger et nos regards se sont croisés. Je savais très bien qui ils étaient, beaucoup de chiens vagabonds m'avaient parler d'eux: les gens de la fourrière! Sans riposter je les ai laissés m'emmener avec eux dans leur camion. Celui-ci sentait l'odeur des chiens apeurés, pourtant moi j'étais tranquille, sereine. J'avais longuement réfléchit à la question, pour au final en conclure que si ça m'arrivait un jour de tomber sur les gens de la fourrière, je les laisserai me prendre dans leur véhicule inquiétant. Après quelques minutes de mouvement, on s'arrêta, dans les instant qui suivirent les hommes avaient mis un autre animal dans le camion. Le chien avait l'air terrorisé, je me suis approchée doucement de sa cage.
-Ça va?
Il se tourna en sursaut vers moi les membres tremblant.
-On est où?! Qu'est-ce qu'ils vont me faire?!
Je le regardais stupéfaite gémir ces questions.
-Calme toi, ils vont simplement t'emmener dans un bâtiment et te mettre dans une cage...
Il regarda autour de lui avant de lâcher un terrible grognement.
-Non c'est faux....
Puis horrifié,le chien repris d'un ton craintif.
-...il va venir me chercher, je vais rentrer à la maison et après...après...
Il ne finit pas sa phrase pris d'épouvantables secousses, le blanc de ses yeux injecté de sang comme s'il vivait un cauchemar éveillé. J'appris bien plus tard via des chiens du refuge que Rick, le chien qui était avec moi dans le camion avait fuit sa maison . Son maitre, sous l'emprise néfaste de cette boisson abominable qu'est l'alcool, battait souvent la pauvre bête quand il était dans son état second. Le camion s'arrêta encore et les hommes arrivèrent chercher les cages où nous nous trouvions. Ils ouvrirent la mienne et me passèrent une laisse, alors sagement je descendis du camion et me retourna en direction de Rick.
-Viens, ils ne te feront pas mal.
Rick ne m'écouta pas, à la seconde où ils avaient ouvert sa « prison de fer », l'animal affolé s'était volatilisé en prenant les jambes à son cou. Moi je le regardais partir sans mot dire. Il avait eu tellement peur d'un homme que plus jamais il ne ferait confiance à aucun d'entre eux, plus jamais! Je ne revus plus Rick, je crois bien qu'il a réussi à échapper aux hommes et partir vivre en liberté ou bon lui semble, heureux j'espère.
Reprenons mon histoire..., les humains m'ont conduite dans une bâtiment entouré par de nombreux enclos enfermant des chiens. Je suivis les hommes sans rechigner, je n'avais plus d'échappatoire de toute façon alors même si la folle idée de fuir m'avait traversée l'esprit je n'aurai pu réaliser ce souhait. Ils s'arrêtèrent devant une cage et me mirent à l'intérieur. Ce n'était toujours pas aussi confortable que mon ancienne maison mais mieux que la rue glaciale et le trottoir froid. Après de longues heures, et différents examens ils en déduisirent que je n'étais ni malade, ni blessée, seulement affaiblie pour cause de mauvaise nutrition.

Deux hommes s'arrêtèrent devant ma cage du chenil.
-Sait-on pourquoi cette chienne était dans la rue?
-Sûrement un abandon, en ce moment ce n'est pas rare.
Déclara un jeune homme en uniforme à une autre personne de stature imposante qui reprit aussitôt son questionnement.
-Elle n'a aucune identification, donc impossible de dire d'où elle vient. Vu son état, la rue a dû être sa maison pour plutôt longtemps.
Puis après avoir gratté sa moustache épaisse, l'homme imposant continua.
-Et des idées sur les raisons que son ou ses maitres ont eu pour abandonner une jeune chienne de pedigree?
-Nous avons des idées assez vagues, à vrai dire il y a plusieurs possibilités.
-Lesquels?
Un des deux hommes, le plus jeune me regardait fixement. Doucement je m'approchai des barreaux de ma cage pour écouter leur conversation qui semblait se porter sur moi.
-Et bien d'abord les raisons les plus habituelles: un cadeau qui ne sert plus après noël, donc on s'en débarrasse comme on le peut. Ensuite la théorie du chien qui gêne pendant les vacances alors on ne trouve rien de mieux à faire que de l'abandonner en chemin. Et il ne faut pas oublier non plus les causes financières, ce n'est pas rien de prendre un chien sous sa tutelle, ça a un prix. Enfin bon, on pourrait s'étendre sur le sujet pendant des heures mais impossible de savoir exactement.
-Je comprends...Bon et bien on va garder la chienne sous surveillance pendant vingt-quatre heures et puis on la mettra au refuge de chiens à adopter qui se chargera du reste.
-C'est compris monsieur, je vais prévenir le reste de l'équipe.
Je m'assis en observant la scène avec intérêt. L'homme sourit puis repartit dans le couloir suivit de l'autre qui prenait plus de temps pour se retirer.
Je me retrouvai seule à nouveau, dans le silence le plus total, je pris donc le temps de réfléchir à ma situation. J'avais été attachée à un arbre, erré dans la ville, retournée voir l'arbre où on m'avait laissée, et finalement je me retrouvais enfermée ici...toujours seule et sans mes maitres. Comment était-ce possible?! Les chiens errants m'avaient pourtant dit qu'une fois à la fourrière on retrouvait sa famille...Pourquoi est-ce que je me sentais encore si seule et perdue? Les questions qui m'avait tant tourmentées par le passé refirent surface dans mon esprit en me préoccupant à nouveau: rester à l'arbre ou partir? Il fallait que je retourne à mon arbre, que je retrouve mes maitres qui devaient me chercher. Oui ils étaient sûrement revenu pour moi! Je regardai partout autour de moi mais aucuns moyens pour que je réussisse à m'échapper de cette prison, j'étais coincé ici. Finalement je me résolus à me reposer un peu, je réussis à m'endormir, je ne sais comment, après plusieurs heures de souffrances.

Le lendemain un homme qui m'était inconnu arriva devant ma cage, il me regarda longuement puis ouvrit et me passa une laisse, cette fois-ci une véritable laisse pas comme les précédentes qui m'avaient retenues loin de ma famille. Il me fit sortir de la petite cage étroite et m'emmena à l'extérieur du bâtiment, me faisant traverser une grande cour. Puis on s'arrêta devant un enclos assez spacieux, il me poussa à entrer, j'obéis en faisant le moins d'histoires possible. Une fois à l'intérieur il referma la porte et s'éloigna rapidement. Je regardai autour de moi, c'était peut-être le bon moment pour m'enfuir. Je m'approchai d'un coin de l'enclos où la barrière semblait abîmée. Alors je commençai à ronger le fer frénétiquement, prise d'une folie passagère. Un tout petit trou apparut après un certain temps. Un espoir naissant se créa en moi, je continuai aussi vivement. En fin d'après-midi le trou était enfin assez grand pour que je puisse m'y faufiler discrètement et filer de là: c'est donc ce que je fis. Je pris mes jambes à mon cou et me sauva le plus vite possible en direction de L'arbre. Bien plus tard je m'y trouvais, je humai l'air à la recherche de ma famille. Il n'y avait pas un chat mais tout à coup j'aperçus un mouvement puis la chevelure d'une jeune femme qui m'était étrangement familière. Je courus vers elle folle de joie et freinai à la dernière seconde réalisant que ce n'était pas ma maitresse. La femme me regarda surprise avant de s'accroupir en tendant la main.
-Bonjour toi!, on dirait que tu es perdue, qu'est-ce que tu fais seule ici?
Je la regardai en penchant la tête sur le côté. J'étais déçue! Mon cœur avait fait un bond extraordinaire à l'idée de retrouver ma famille, seulement quand je me rendis compte  que ce n'était pas elle j'avais simplement perdue espoir, tout espoir de la revoir un jour. Le femme me caressa avec une douceur que j'avais oublié depuis longtemps.
-Je vais te ramener avec moi et je m'occuperai de toi le temps que tu retrouves tes maitres.
Elle voulut alors m'attraper mais je reculai agilement. Personne ne m'arracherait plus de cet endroit! Je voulais rester ici. Qui mis à part mes maitres pouvaient me ramener chez moi? Voyant que je ne viendrai pas la femme préféra laisser tomber et reprit sa route d'une façon attristé, je crois. Je demeurai de nouveau dans la solitude.

Les gens du refuge m'ont finalement retrouvée et j'ai été forcée d'y retourner. Plusieurs fois encore je me suis échappée pour retourner voir mes maitres ou plutôt inspecter L'arbre. On m'a trouvée une famille. Mais je me suis échappée pour retourner à L'arbre. J'ai été ramenée au refuge. A chaque fois que je m'enfuyais on me retrouvait encore et toujours. D'une manière ou d'une autre je revenais toujours au refuge. Ce jeu du chat et de la souris, ou devrais-je dire de l'homme et du chien dura un moment.  Je pense qu'à force de cela les gens du refuge perdirent tout espoir que je sois heureuse à nouveau. Moi je priais toujours pour que mes maitres reviennent un jour. Personne ne remplacerait jamais mes maitres, les gens du refuge n'eurent pas grand mal à finir par le comprendre.

Finalement un homme vint me chercher, il me passa une laisse comme d'habitude, mais m'emmena dans une salle que jamais je n'avais visité auparavant. Elle sentait la mort: c'était une odeur terrible! Plusieurs hommes m'accueillirent, ils avaient une triste mine. Je les contemplais dans l'ignorance de ce qui se passait ici. Lentement l'un d'eux me monta sur une table. Passive, je le laissa faire en frissonnant. Ils me tirent fermement et à ce point là j'ai commencé à paniquer. L'un des hommes s'approcha de moi seringue en main et m'adressa une phrase murmurée.
-N'aie pas peur ça ne fera pas mal.
Il me piqua à la patte, et tout commença à décliner. Je me sentais bizarre,  doucement mes yeux se voilaient. Pendant ce temps mon esprit vagabonda à l'époque où j'étais heureuse avec mon maitre. Quand il me sortait en balade, je pleurais presque car jamais plus je ne pourrais revenir le chercher à L'arbre. Je ne pourrais plus jamais l'attendre. Et alors que je fermais les yeux pour la dernière fois j'eus comme l'impression que toi, oui toi la petite fille, tu me prenais doucement dans tes bras et tu murmurais silencieusement à mon oreille:
-Je t'aime et je pense sans cesse à toi!
Je suis morte le sourire au lèvre. La vie m'a quittée mais mon cœur demeure éternellement au près de toi ma douce petite, qui jamais ne m'oubliera.

Je suis morte il y a deux, je suis morte en pensant à toi mon maitre, mon maitre qui m'a abandonnée sans même pouvoir me regarder dans les yeux, trop lâche pour affronter mon regard. Je suis morte en restant fidèle à toi, en repensant à l'endroit où je devais revenir pour te voir, pour toi. Mais toi, est-ce qu'une seule seconde après que tu m'aies abandonnée as-tu repensé à moi? Es-tu resté fidèle? J'en doute fort pourtant la seule chose à laquelle j'ai pensé avant de mourir c'est à ta famille, et bien sûr certainement à toi....

Fin  signé Bad Cat
Copyright ©

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Histoire 3: Courir c'est ma vie *panthère de l'amour*


Chuuuttt! Ne fais pas de bruit, rejoint moi ici à l'affut d'un buisson et je pourrais t'expliquer la situation. Te voilà enfin caché près de moi, je me présente donc rapidement: je me nomme Lana je suis une panthère de l'amour, nous ne sommes plus que quarante ici à l'état sauvage je peux donc me considérer comme une chanceuse élue tout comme mon petit Shanga. Passons un peu les formalités, cela fait un moment que je me cache ici des terribles chasseurs qui m'en veulent d'avoir abattu un de leur renne, mais à cause de leur élevage mon terrain de chasse est réduit et je suis condamnée à chasser sur leurs terres pour ne pas mourir de faim...

Je fis un pas de côté, voyant que les deux hommes aux carabines commençaient à s'éloigner dans une direction opposée à la mienne, j'eus le temps de filer à travers les arbres de la Taïga enneigée. Il faisait bien froid ce matin là mais mon épaisse fourrure me protéger des basses température. J'humai l'air glacial avant de partir en courant agilement et sans bruit en direction d'une rivière gelée. Une fois que je fut arrivée là, je cherchai des yeux un endroit où la glace serait percée, à ma satisfaction il y avait un trou juste près de la rive où je me trouvais. Je remontai en direction de l'endroit, j'y arrivai bientôt et put assouvir mon ardente envie de boire. Quelques gorgées d'eau plus tard il me fallait déjà reprendre ma course car j'entendais un aboiement de chien à une distance éloigné mais on est jamais assez prudent quand il s'agit de l'homme, on m'a toujours appris de m'en méfier ardemment. Je repris donc ma course sur la glace épaisse qui recouvrait la rivière, c'était glissant mais je parvenais à traverser sans trop patiner dans tout les sens. J'arrivai sur la berge et je pus reprendre une marche plus normale, en dressant l'oreille j'entendis de petits miaulements étouffés, puis au fur et à mesure que j'avançais ils se faisaient plus bruyant. J'accélérai pour arriver enfin auprès du jeune félin qui couinait sans relâche.


http://4.bp.blogspot.com/_t9iX51_swGY/S7cFvRpNx-I/AAAAAAAAHSA/f8fzuIgYQ2M/s1600/panth%C3%A8re+de+l'amour.jpg

Dernière modification par hikaru552 (2012-07-02 21:31:19)


Don't take life to seriously !

"Cette tigresse était notre sœur. Dans l'univers, il n'y a qu'un souffle de vie que nous partageons tous.
Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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#2 2012-06-29 16:17:17

mimichousse
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Re: Regarde moi dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes pas!

Voilà c'est mis, j'ai mis tes 3 histoires sur le premier post je te laisse le soin de tout colorer comme avant

Hors ligne

 

#3 2012-07-02 21:29:22

hikaru552
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Re: Regarde moi dans les yeux et dis moi que tu ne m'aimes pas!

Querelle de frère et sœur (ou frère vs Sœur)
(Texte en cours de modification)

http://media.paruvendu.com/media-pa/WA13/2/3/WA132387376_1.jpeg?2013031308

Trois petits berger allemand couraient et jouaient sans cesse autour de leur maman, qui au bout d'un moment, leva les yeux exaspérée car c'était pour eux l'heure de la sieste, pour elle: son moment de calme. La chienne, belle à la  fourrure feu et aux yeux noisette, ses trois petits lui ressemblaient fortement, il y avait deux mâles et une petite femelle. Les trois chiots continuèrent leur jeux de va et vient pendant qu'elle réfléchissait à un moyen de les calmer un peu. Soudain une idée illumina son esprit, elle les regarda, une étincelle dans les yeux.
-Et vous trois, voulez-vous connaître l'histoire de votre grand-père?
Les trois jeunes se tournèrent surpris vers leur mère.
-Celui qui fait peur avec des cicatrices de partout?, dit la petite.
Un des chiots se dirigea aussitôt vers le panier où se trouvait la chienne, intrigué.
-Notre grand-père qui n'a que trois pattes....?
Elle hocha la tête, en voyant qu'elle avait finalement réussit à captiver l'attention des trois petits, puis s'assit tranquillement avant de les fixer l'un après l'autre.
-Bien soyez sage.
Après une courte pause elle reprit.
-Il faut savoir que Sultan, votre grand-père n'a pas  toujours été comme il l'est maintenant. Avant il était comme vous: un petit chiot qui jouait à longueur de temps, ne ratant pas une occasion de faire des bêtises.
Les chiots se tournèrent ensemble vers leur mère, tous aussi étonné l'un que l'autre. Cela leur paraissait incroyable que leur grand-père effrayant, souvent distant, froid et intimidant ait pu un jour se comporter comme eux. Kisa,leur mère cligna des yeux puis se coucha sur le ventre, les trois boules de poil s'amassèrent dans le panier auprès d'elle pour écouter l'histoire de Sultan, le chien meurtri par l'histoire. Leur petites oreilles se dressaient sur leur crâne encore fragile, désireux d'écouter la suite.
Kisa reprit:
-Notre histoire commence dans un élevage de beaux chiens berger allemand.....
Il était tard dans la nuit, tandis que dans un enclos une chienne m'était à bas, entourée de deux personnes, une jeune femme et un homme. Quelques instants plus tard, quatre boules de poiles perdues se collaient à la chienne qui les léchait tendrement pour les nettoyer. Le couple d'éleveur observaient la jolie famille et souriaient, ravi de découvrir les nouveaux nés qui n'avaient pas encore les yeux ouvert. Ce ne fût qu'une simple question de temps avant que le premier ne les ouvre! Le chiot en question était le grand-père des trois petits et le père de Kisa. Un magnifique mâle de couleur feu aux yeux sombre, il avait à cette époque un regard déjà imposant pour son jeune âge. Ses frères et sœurs ne lui ressemblait vraiment pas, surtout au niveau du caractère. De nature  peureuse, distants des autres, tout le contraire de lui, qui semblait toujours curieux et prêt à se défendre. C'était d'ailleurs lui le chiot dominant dans la portée. Au fur et à mesure que le temps passé il devint plus imposant et plus fort. Une bête magnifique! avec des muscles puissant et une stature canine spectaculaire. Ses éleveurs étaient très fiers d'avoir un tel chien dans leur rang, ce qui les poussa à rapidement lui trouver un maitre qui connaissait au mieux la race. Quelqu'un qui saurait s'en occuper convenablement.
Un homme vint se présenter à eux et après un long entretien, finit par ramener Sultan à sa demeure. Le chien appréciait vraiment la compagnie de son maitre! Pendant un an il avait grandit à ses côtés. Ensemble, ils étaient vraiment complices, le jeune chien obéissait ainsi extrêmement bien à l'homme qui l'avait recueillit chez lui. Sultan coulait des jours heureux dans cet havre de paix. Il aimait sortir se promener avec son maitre et aussi jouer avec lui, mais ce qu'il préférait par dessus tout c'était l'entrainement d'agility, au terrain de la ville où ils résidaient. Malheureusement pour un animal comme Sultan, la vie est trop dure. Les meilleurs sont remarqués très vite et deviennent alors convoités par d'autre qui sont en proie à la jalousies! Le jeune chien était vraiment splendide, on ne voyait que lui pendant ses parcours de saut d'obstacle, ce qui lui valu, sans doute, d'être remarqué très vite par des gens si peu honnêtes. La belle  vie de Sultan ne dura guère longtemps.

A l'âge d'un ans et demi, alors qu'il se reposait tranquillement dans son jardin, son maitre absent, au travail, une camionnette noire s'arrêta devant le portail. Sultan releva la tête, prenant un air imposant pour montrer qu'il défendrait à tout prix son territoire. Le véhicule resta planter là durant approximativement une demie-heure. Le berger allemand la surveillait de derrière la clôture, il n'aimait pas que l'impression que les passagers lui donnaient...
Le petit chienne regarda sa mère.
-Maman, elle lui voulait quoi la camionnette?!
-Oui c'est vrai elle lui voulait quoi?! reprirent en chœur ses deux frères.
-Soyez patient! je vais vous l'expliquer mais attendez donc que je finisse ma phrase, s'exclama Kisa à la limite de la patience.
La chienne regarda ses trois petits avant de secouer la tête pour leur dire de se calmer.
-Donc je reprends....

Sultan surveillait donc la camionnette depuis assez longtemps, quand finalement deux hommes descendirent du véhicule, fixant le chien d'un œil mauvais.
Sultan pensa: « Qu'est-ce qu'ils veulent ces deux là?! »
Ils se dirigèrent vers l'entrée, l'un des deux enjamba le portail en provoquant ouvertement le gardien de ces lieux, c'est à dire Sultan. Celui-ci bondit dans la direction de l'intrus en dénudant ses crocs saillants.
-Dégage d'ici toi! grogna-il en aboyant férocement.
L'homme s'avança jouant de nouveau avec ses nerfs.
-Viens ici le chien! Viens qu'on s'amuse tout les deux!
Sultan grogna de nouveau et s'élança sur lui, le renversant, il saisit sauvagement la main de l'individu. Le compagnon de l'homme n'intervint pas immédiatement, attendait-il quelque chose? Un moment précis où frapper? Le blessé hurla de douleur tout en se débattant, mais Sultan eut tout de même l'occasion de lui broyer la main de ses crocs aiguisés. L'animal était en plein combat avec son adversaire, trop occupé à se battre, c'est alors que le compère intervint! Il tenait un lambeau de tissus très solide, il avait attendu que la bête canine soit occupée à « mettre en pièce » son compagnon, pour ensuite attraper le chien à l'aide de la toile, qu'il enroula autour de la tête du canidé. Le chien paniqué lâcha sa prise et sauta de tous côtés. L'homme se releva et aida son camarade à capturer Sultan. Ce fût du gâteau pour ces deux voleurs de kidnapper le chien anxieux.

A l'instant où apparaissait la voiture du maitre de Sultan, une camionnette noire disparaissait à l'horizon, emportant en son sein un ami précieux.
Sultan était dans la plus totale des obscurités. Il ne voyait rien! La seule chose qu'il ressentait se trouvait être de la peur, pour la première fois de sa vie. La peur de l'inconnu! De ce qui l'attendait par la suite. Il sentait aussi un mouvement. Il n'était pas stable sur ses pattes, un phénomène le faisait bouger, mais quoi? Il se souvint alors que des humains s'était emparé de sa liberté chérie, pour le fourrer dans un véhicule. L'animal lâcha un très long soupir.
-....pourquoi ils m'ont fait ça.....?!
Le mouvement incessant de la camionnette, plus le stress rendait le chien malade. Il avait vraiment mal au cœur! Ce qui conduit à ce qu'il vomisse son petit déjeuner de croquette sur le sol mobile,  ce qui le dégouta d'avantage. Rester dans un endroit clos avec une odeur acre qui embaume les moindres recoins. Un cauchemar! Le véhicule finit par s'arrêter après plusieurs heures de trajet. On ne pouvait pas dire que Sultan était en forme: il tremblait de nervosité, et se sentait encore malade. Les portières s'ouvrirent enfin, et le canidé releva machinalement la tête. D'une poigne d'acier, les ravisseurs le saisirent par les pattes avant et l'entraînèrent hors de la camionnette. Sultan n'eut pas la force ou le courage de se débattre, il ferma les yeux et se laissa trainer.

Un certain temps après le chien rouvrit les yeux. Il se trouvait dans une cage de fer, à l'espace assez restreint. Il s'y sentait à l'étroit; et poussa un aboiement, personne ne lui répondit. Il attendit assis tranquillement dans sa prison glacée. Soudain un homme trapu se présenta devant lui, son regard  était hostile et son visage mal rasé lui attribué une tête louche.
-C'est ce truc que vous me ramenez?!
Les hommes déjà vu par Sultan, suivirent peu après.
-Oui Monsieur , c'est bien lui. Un chien excellent nous vous le garantissons. C'te bestiole vous ferra gagner pas mal de pognons, c'est une certitude!
L'homme au regard noir continua de le fixer droit dans les yeux, Sultan grogna froidement, la menace planait sur lui.
-Bon on verra bien ce qu'il donne, son premier combat est dans une semaine, il a intérêt à montrer de quoi il est capable ou il terminera à la boucherie!, il ricana odieusement.
Sultan aboya sauvagement pour le faire reculer, les deux hommes sourirent sadiquement en voyant la détresse du chien. Le plus grand des deux hommes, Jack se mit devant lui et secoua sa cage:
-Tu ferrais mieux de te reposer on commence l'entrainement demain!
Sultan essaya de mordre les doigts de Jack  mais celui-ci se recula de justesse. Les trois hommes repartirent d'où ils étaient venu laissant le pauvre animal de nouveau seul. Sultan finit par s'endormir, il dormait paisiblement. Le lendemain matin il fut réveille par l'aboiement d'autres chiens, il se rendit compte que non loin de lui, plusieurs chiens étaient réunis dans un même bâtiment, il se leva d'un bond et se cogna la tête.
-Aïe! Grrr j'en ai marre d'être dans cette cache!
Il entendit son ventre gargouiller, il avait vraiment faim, il gratta la porte de sa cage. Un bruit perça le silence qui l'entourait, un porte s'ouvrit, Jack entra dans la pièce.
-Tient, tient comment tu vas toi?
Sultan montra les crocs et grogna, l'homme sortit une friandise pour chien, Sultan regarda la friandise avec envie, il lécha ses babines et se calma un peu, Jack sourit.
-Tu vois que quand tu veux tu peux être sage!
Sultan fit les yeux doux, l'homme s'avança vers lui et ouvrit le verrou de la cage, il cachait une chose dans son dos, le chien poussa un gémissement, Jack lui tendit la friandise, Sultan mangea la friandise goulument, Jack en profita pour lui passer une muselière. Le jeune chien gémit et secoua violemment la tête pour essayer d'enlever cette chose qui lui empêchait d'ouvrir la bouche, il grogna. Jack lui passa une laisse et le tira hors de la cage.
-Viens avec moi!
Sultan refusa d'avancer tant qu'il avait un objet sur la bouche, Jack le traina vers la porte, Sultan avait un caractère bien trempé il ne laisserai pas les hommes lui faire faire ce qu'il ne voulait pas. Jack fût obligé de le trainer jusqu'à la porte, ce qui ne fût pas une tache facile, arrivé à la porte il regarda le chien dans les yeux, Sultan grimaça et grogna. Jack appela l'autre homme que Sultan avait déjà vu: Zach, celui-ci arriva lentement.
Z: Quoi qu'est-ce que tu veux?!
J: C'est le chien, il refuse de se lever à cause de la muselière.
Zach jeta un bref coup d'œil au chien puis attrapa la laisse.
Z: Je vais te montrer ce que tu fais quand un chien ne t'obéit pas!
Il attrapa une barre métallique et puis se tourna vers Sultan.
Z: Avance! Dit-il en criant.
Sultan grogna et resta assit sans bouger, Zach perdit très rapidement patience, il leva la barre au dessus de la tête du rebelle et l'abattit brutalement sur lui, le chien hurla de douleur.
Z: Avance je t'ai dit!
Sultan se leva en couinant, il avait vraiment mal, la douleur lui donner le tournis. Jack regarda le chien, il ouvrit la porte, les bâtiment où se trouvait Sultan étaient perdus dans la campagne, personne n'aurait put remarquer la présence d'une activité formellement interdite par la loi. La pauvre bête avait était maltraitée, pour le faire devenir agressif les deux hommes avaient pratiqués des choses extrêmement violente et horrible, Sultan n'était plus le même chien, il était faible et fatigué. Les jours d'entrainement continuèrent peu à peu Sultan s'habitua à recevoir des coups, être blessé, et mal nourrit, il devenait de plus en plus fort...
La chienne regarda ses trois petits qui semblaient écouter l'histoire avec beaucoup d'intérêt.
-Ensuite votre grand-père n'a pas voulut me raconter ce qui s'est passé, je crois qu'il s'est battu avec d'autres chiens et les a mit en pièce, blessé ou même tué dans d'horrible conséquence...il n'en est vraiment pas fier mais c'était pour sa survie, je pense que s'il n'en parle pas c'est parce qu'il regrette énormément d'avoir tué des chiens qui avaient autant de valeur que lui...Enfin bon, on va passer quelques semaines de sa vie.
-Maman pourquoi il a tué des chiens? dit un petit chiot.
-Et bien parce que les hommes l'ont forcé à sa battre contre d'autres chiens, répondit-elle.
Il la regarda intrigué avant de reprendre:
-Pourquoi ils ont fait se battre Sultan contre d'autre chien? Ça se trouve c'était des amis à lui....
Le jeune ne comprenait vraiment pas pourquoi les hommes avaient voulut faire ça à son grand-père.
Sa mère le regarda et répondit à sa question après avoir réfléchit un moment.
-Je ne sais pas pourquoi ils ont fait ça....tu sais les hommes peuvent parfois être méchant, peut-être que ça les amusaient de voir des créatures s'entretuer devant leur yeux, peut-être que ça leur donnaient l'impression qu'ils étaient supérieurs à ces chiens....je ne sais vraiment pas pourquoi ils faisaient ça. Ton grand-père a voulut m'expliquer une fois que c'était en parti pour de l'argent mais comme je ne sais pas ce que c'est je ne pourrais te dire ce qu'ils font avec.
Les chiots regardèrent leur mère avec des yeux tristes, ils voulaient savoir la suite de l'histoire mais elle les rendaient tristes, eux qui avaient toujours eu un gentil maitre ils ne comprenaient pas que les humains puissent être aussi cruels avec des chiens.
Kisa reprit son histoire:
-Donc, plusieurs semaines plus tard un évènement qui allait changé la vie de combattant de Sultan arriva...
Sultan avait été emmené dans un bâtiment isolé comme d'habitude avant un combat, il était installé dans une petite cage et n'avait pas mangé depuis deux jours, il avait faim et était de très mauvaise humeur. Il attendait patiemment qu'on vienne le sortir de là et l'emmenait dans l'enclos improvisé par des barrières qui lui servirait d'arène de combat. Soudain la porte s'ouvrit et cassa le silence qui pesait dans la pièce, Sultan releva à peine la tête. Zach arriva vers la cage avec une laisse, il ouvrit et passa la laisse au chien. Sultan restait calme, il se leva et sortit de la cage à pas lent; Zach qui était toujours aussi impatient tira sur la laisse pour le faire accélérer, Sultan poussa un grognement très agressif et accéléra la cadence. Quelques minutes plus tard ils arrivaient devant un bâtiment assez grand qui ressemblait à un entrepôt, le berger allemand ne se fit pas prier: il entra à l'intérieur et se dirigea vers la surface de combat qui avait été aménagé pour l'occasion, il regarda les gens qui n'avait pas perdu une seconde pour commencer à parier sur le chien qui allait finir vainqueur ou alors celui qui allait se faire démonter. Zach continua d'emmener Sultan vers l'enclos, il le fit entrer à l'intérieur et lui détacha la laisse, il ressortit ensuite et alla s'assoir en face de l'enclos à côté de l'homme imposant que Sultan avait vu a chacun de ses combats, à chaque fois il l'avait vu heureux de le voir gagner mais pourtant il traitait toujours Sultan comme un mois que rien. Le chien fit un rapide tour de l'enclos attendant que son adversaire arrive, il n'attendit pas très longtemps avant qu'un, ou plutôt une autre chienne berger allemand n'arrive dans la cage, Sultan se mit à grogner sauvagement mais il s'arrêta net reconnaissant la jolie et imposante chienne: c'était sa sœur! La chienne le regarda sans le reconnaître, elle aussi n'avait pas eut de chance comme Sultan et c'était retrouvé entre les mains de mauvais maitres. Elle montra les dents et commença à grogner furieusement en direction de Sultan, celui-ci n'eut d'autre choix que de lui répondre par des grognement peu amical, la chienne s'élança sur lui et c'est alors que le combat pour la vie commença. Sultan eut à peine le temps d'esquiver l'attaque de sa sœur que celle-ci se jetait à nouveau sur lui claquant ses fortes mâchoires dans le vide. Sultan jappa et trébucha sur le sol, son ennemie l'attrapait à la patte arrière refermant ses crocs acérés sur l'appuie arrière de Sultan. Il se releva rapidement et dégagea sa patte en poussant d'un coup d'épaule la chienne, il fonça sur elle en lui attrapant l'oreille et refermant son étreinte, essayant de la lui déchirer pour la faire se calmer un peu, sauf que ce fut l'effet contraire qui se produit, la douleur rendit la chienne folle de rage. Elle hurla sauvagement et attrapa Sultan au museau serra ses dents sur sa bouche. Le chien n'arrivait plus à se dégager et son propre sang lui brouillait la vue, il tituba avant de tomber poussé brusquement par sa combattante. Sultan essaya de se relever mais la chienne était bien plus rapide que lui et s'attaquait à sa patte avant droite en la broyant sous son étreinte mortelle. Il grogna , essaya de se dégager mais rien n'y faisait: il du reconnaître que sa sœur était bien plus doué que lui pour les combats et abandonnant presque l'espoir de survivre à ce combat, il lui laissa briser sa patte avant dans un craquement assourdissant. Le berger allemand hurla à fendre l'âme; sa patte avant venant de se faire casser par les crocs de sa sœur, il bondit sur le côté en aillant du mal à supporter la douleur. Les spectateurs regardaient leur champion abasourdit se faire massacrer et certain d'entre eux criaient fou de rage contre le chien, dégoûté d'avoir perdu de autant d'argent sur ce combat, alors que d'autre satisfait de leur pari n'espéraient que la mort de ce pauvre Sultan. Le chien releva les yeux vers sa sœur, ceux-ci la suppliait d'arrêter ce combat pourtant il savait pertinemment que c'était impossible, jamais les hommes ne le laisseraient en vie. La jeune chienne eut un instant d'hésitation mais entendant son maitre venir un bâton dans la main elle se jeta sur son propre frère avec l'intention d'en finir avec ce combat. Sultan eut à peine le temps de s'écarter que son adversaire lui tombait dessus plantant ses crocs près de sa gorge et évitant de peu sa jugulaire, il ne put tenir debout et tomba sur le sol croyant fermer les yeux pour la dernière fois.
La victorieuse se releva, laissant son frère pour mort. Elle fut acclamée et en même temps huée par la foule qui venait soit de se faire de l'argent soit d'en perdre. Son maitre lui passa la laisse et la sortit de l'arène ivre de joie qu'elle ait triomphé! Sultan lui, gisait inerte sur le sol, ne sachant toujours pas s'il était mort ou vivant. Lentement il ouvrit les yeux éblouis par un les spots lumineux du hangar.
-Est-ce que je suis au paradis?
Il cligna les yeux et tous ses sens lui revinrent d'un coup, il put à ce moment là entendre à nouveau les cris de la foule qui festoyait la victoire de sa sœur, et il resta couché là dans une flaque de sang à attendant que son maitre vienne l'aider. Il attendit, attendit, attendit au moins cinq bonnes heures que la fête se finisse avant qu'un homme s'approche de lui, c'était l'homme imposant qui donnait des ordres à Zach et Jack. Il se retourna vers eux et fit un signe de la main à un des hommes. Sultan ne pouvait plus bouger trop fatigué pour faire quoi que se soit, il sentit Zach l'attraper par les pattes arrières et le tirer hors de l'arène vers la porte du hangar, le chien laissé derrière lui une longue trainée de sang et il ne pouvait à présent plus sentir sa patte avant droite. L'homme continua de le trainer par les pattes arrières, il fit quelques mètres, traversa une route et jeta sans remords Sultan dans le fossé, avant de repartir ensuite sans même se retourner. Un traitement cruel si je puis-je dire, enfin bon c'est ça le sort réservé au perdant, la mort au combat ou bien dans d'atroces souffrances à crever seul abandonné de tous. L'animal poussait des petits gémissements de douleur, il se vidait de son sang très lentement ne sachant combien de temps il allait rester en vie. Il ferma lentement les yeux et s'endormit dans le fossé, grelottant de froid et tremblant de peur, un peur si forte que même son membres broyé tremblait avec son corps tout entier.
Un jour et demi passèrent avant qu'un jeune garçon qui faisait un tour de vélo n'aperçoive une masse étrange dans un fossé au bord de la route.
-Qu'est-ce que ça peut bien être?, pensa-t-il.
Le jeune s'approcha curieux de découvrir ce que c'était, il commençait à distinguait les traits d'un animal, un chien plus précisément, il frissonna sentant une odeur de sang pas très agréable du tout. Et là ce fut un trop grand choc pour lui, il laissa échapper un cri de terreur voyant un chien couché dans une flaque de son propre sang avec un patte à demi broyée, pratiquement arraché de son corps.
Sultan releva lentement la tête, par un grand miracle il n'était pas encore mort. Le garçon courut enfourcher son vélo, accélérant du mieux qu'il pouvait en direction de chez lui. A peu près un quart d'heure plus tard, une voiture se gara non loin de l'endroit où se trouvait l'animal, un homme âgée d'une trentaine d'années descendit de la voiture et s'approcha du pitoyable berger allemand couché dans le fossé.
-Pauvre bête, tu n'as vraiment pas eu de chance toi....
Avec un douceur inouï l'homme prit le chien dans ses bras et le porta jusqu'à sa voiture. Sultan ne faisait rien , la seule chose qui prouvait qu'il était encore en vie était que son flanc se soulevait doucement de temps à autre. L'homme posa l'animal sur une couverture disposée sur la banquette arrière, il ferma la porte et alla se mettre sur le siège du conducteur pour démarrer et conduir rapidement mais avec précaution  vers la clinique vétérinaire la plus proche. Quelques instants plus tard Sultan se trouvait allongé sur la table d'oscultation du vétérinaire, celui-ci le regardait avec un air assez grave. L'homme ayant sauvé Sultan se trouvait toujours là, il regardait tristement le chien.
-Alors Mr, vous pensez qu'il va s'en sortir?
-Je pense que ce chien va pouvoir s'en sortir mais on va devoir amputer sa patte avant droite sinon il va mourir.
Les deux hommes se regardèrent de la même façon puis le vétérinaire administra un calmant à Sultan pour que la douleur ne soit pas trop infernal...
-Ensuite je ne sais pas ce qui s'est passé, votre gand-père lui même ne s'en souvient plus, déclara Kisa d'un ton neutre.
Les chiots regardèrent tous trois leur mère étonnés.
-Il s'est cogné la tête?, demande l'un.
-Il s'est peut-être endormit?, dit l'autre.
Kisa secoua alors la tête pour qu'ils se taisent et qu'elle puisse reprendre son histoire.
-Donc....
Sultan ne se réveilla qu'un certain temps plus tard, environ un ou deux jours. Il se sentait sans dessus dessous, il regarda autour de lui. De nouveau il se retrouvait dans une petite cage mais cette fois-ci l'odeur des croquettes embaumé ses narines. Il se lécha les babines et au moment où il se relevait en s'aidant de ses pattes avant, il chancela dans le vide et se cogna la tête.
-Grrrr pourquoi je n'arrive pas à me lever?!
La réponse était pourtant évidente mais le chien ne s'en était pas rendu compte. Sultan baissa alors les yeux vers ses pattes et laissa échapper un cri d'horreur: il n'avait plus qu'une patte à l'avant de son corps.
-Que...que...quoi?! Je ne comprend pas, que m'est-il arrivé?!
Il secoua la tête avec détresse ne se rappelant de rien, puis peu à peu sa mémoire lui revint et il se souvint du combat contre sa sœur. Il cligna plusieurs fois des yeux, il était dans une telle détresse que même le calmant le plus fort au monde n'aurait put l'aider à encaisser sa douleur terrible. Un moment plus tard il s'était calmé et avait put réfléchir tranquillement à sa situation: il arrivait encore à bouger, c'était l'essentiel, de plus il était encore vivant donc ça allait...Une fois qu'il eut mangé il put réfléchir à nouveau, que deviendrait-il maintenant? Cette question le perturbait vraiment, allait-on le renvoyer chez les méchants maitres? Allait-on le tuer?....il ne connaissait pas la réponse mais il sortit vite de ses pensées voyant quelqu'un s'approcher.
Un homme avança vers sa cage et le regarda à travers les barreaux, c'était le vétérinaire.
-Tu as de la chance que ton maitre t'ait fait pucer sinon on aurait jamais put le retrouver, bientôt il viendra te chercher ici et tu pourra tranquillement rentrer chez toi mon beau.
Sultan ne comprit pas vraiment de quoi il parlait, il se contenta de pencher doucement la tête sur le côté tout en tenant difficilement en équilibre sur ses trois pattes. Il regarda ensuite le vétérinaire partir se retrouvant seul dans sa cage, il commençait à trouver le temps long.
Plusieurs heures plus tard une voix familière à Sultan résonnait dans les couloirs du vétérinaire, il se leva totalement surpris et aboya anxieusement, de peur que tout cela ne soit qu'un rêve. Le maitre du chien franchit le perron presque en larme.
-Sultan c'est toi mon chien? Ce n'est pas possible je te retrouve enfin!
Le berger allemand bondit de joie et aboya encore, c'était son maitre, son vrai maitre, son tout premier maitre, celui qui l'avait aimé et traité avec respect, il le regarda en se collant aux barreaux de sa cage l'air de dire: sauve moi! Sort moi d'ici!
K: C'est donc ce que son maitre à fait, il a emmené Sultan chez lui, et l'a traité de la même manière qu'avant, faisant très attention à ce que son chien reste chez lui et pas chez des escrocs.Votre grand père a survécu à n'avoir plus que trois membres et il a pu fonder une famille: je suis née, et bien plus tard ce fut à votre tour ^^
-Maman, donc grand-père il a un sale caractère à cause de cette aventure?
K: Oui je crois qu'une part de son entrainement est resté en lui....ça l'a transformé à jamais mais il est toujours le même chien qu'à l'époque ce n'est qu'une façade qu'on perce difficilement.

Kisa regarda les chiots en souriant doucement.
K: Ce qu'il faut retenir c'est que bien que l'homme soit un être humain qui peut se montrer gentil et plein d'amour à notre égard, certain peuvent se montrer cruels et sauvages, même sanguinaires. Oui c'est vrai que jamais nous ne comprendrons ce monde humains où tout peut se révéler trompeur et vicieux...

Sultan: Moi qui me suis battu pour toi, toi l'homme affreux crois tu qu'un jour je te regarderais t'entretuer avec un autre homme? Ou encore regarderais-je ton fils, ta fille se battre à mort contre son cher frère? Tout cela pour quoi? Tu me répondras pour de l'argent, tout ce que tu m'as fais c'était pour de l'argent, mais réfléchit bien à cela: est-ce que le prix d'une vie vos moins quelques billets de banque? Penses y le temps qu'il faudra mais rend toi bien compte que ton action est bien égoïste et monstrueuse, encore plus animal que moi: un simple chien...

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Dernière modification par hikaru552 (2013-03-27 22:19:03)


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Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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