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#551 2017-05-26 21:22:33

transparente
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Re: DEORUM URBS.

Milo.

Dire que Milo fut surpris d'entendre - pour la première fois depuis des années - des mots de sa langue maternelle est un euphémisme. Ses yeux sombres s'arrondirent de surprise, ses lèvres se pinçèrent et un pli caractéristique de son étonnement, voir de son insatisfaction, apparut entre ses sourcils. Toutefois cette expression ne fut que passagère: tôt, Milo reprit son air arrogant, malgré la brûlure de ses blessures, et reprit sa langue natale, pour lui répondre.
- "Je ne t'appartiens pas. Si j'appartenais à qui que ce soit, ce serait ton père plutôt que son rejeton et bâtard indigne", dit-il, dans une verve acérée.

Milo avait été un jour dans la position d'Aulus en tant que fils du chef de la tribu de Celtes qui occupait des terres au Nord de ce que nous appelons aujourd'hui l'Ecosse. Lui-même avait été formé à diriger des hommes et des femmes sous sa responsabilité, à se battre: finalement, ils n'étaient pas bien différents l'un de l'autre. Au souvenir de son père, ses sourcils se fronçèrent sur son front tânné par le soleil de Rome. Ce fut l'un des hommes de l'Empereur qui le poignarda dans le dos - sans honneur - puis viola sa mère et ses soeurs sous ses yeux d'adolescent avant de les tuer. Seule une grave blessure au ventre - dont il garde toujours aujourd'hui la cicatrice - avait permis à Milo de rester en vie, quand bien même il aurait préféré partir dans l'au-delà avec les siens: laissé pour mort, personne ne s'était intéresser à savoir si c'était réellement le cas.

Son regard fier se porta vers Aulus qui s'exhibait tel un Prince dans un état le plus naturel. Milo ne fut nullement choqué. Cela faisait presque dix ans qu'il était gladiateur, les corps nus d'homme n'avait aucun secret pour lui.  Puis, il observa la scène de la pièce. Voyant l'ami d'Aulus dans un état d'ivresse manifeste, Milo haussa un sourcil de mépris avant qu'Aulus ne prenne son bras pour le mettre debout. Sentant son genou claquer, et sortir de nouveau de son axe - il aura besoin d'une immobilisation pour sur -, Milo glapit avant que Félix ne le porte plus qu'il ne l'aida à sortir de la pièce pour rejoindre les appartements d'Aulus.


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La scène l'amusait énormément: aussi nu que possible, Sporus ainsi étendu sur des matelas et offert à la vue de tous offrait un spectacle coquace. Le sauvage tirait sur ses liens, sans comprendre qu'il ne pourrait pas les défaire ainsi sinon les resserer davantage et lui donner moins de possibilité de mouvement. Un sourire satisfait étira les lèvres du patricien. Assis sur l'un des sofa qui se trouvait dans la pièce, il resta ainsi quelques minutes, à simplement observer le corps de l'esclave transpirant se débattant entre ses liens. Prenant finalement la parole, après que Triade lui ait demandé ce qu'il voulait de lui, Démetrius se leva et s'approcha de nouveau, venant s'asseoir à ses côtés quoique suffisament loin pour qu'il ne puisse pas le mordre ou même le toucher.
- Je pense que tu vas retourner au bordel, pour y faire un véritable travail, cette fois-ci, sous bonne garde. A moins que..., fit-il en se penchant vers lui, je ne fasse toi mon esclave personnel...

Levant la tête vers Aulus, Démétrius sourit d'un sourire véritablement amical.
- Bien, nous nous verrons plus tard, alors. Ma femme nous rejoindra avec Rosa et Antonius, cela lui fera plaisir de te revoir, et tu pourras voir ton filleul, dit-il alors que les trois hommes quittaient la pièce.

Une fois que la porte se referma derrière eux, l'attention de Démétrius se reporta sur Triade qui était toujours allongé sur le matelas. Après l'avoir de nouveau longtemps observé, Démétrius passa avec douceur sa main sur la peau de l'esclave. Après avoir titillé les tétons de celui-ci pendant quelques minutes, sa main dériva sur le ventre puis son bas-ventre, en cercles circulaires. Sa propre respiration était profonde et il était clair que la situation l'émoustillait, comme pouvait l'illustre ses vêtements tendus par son membre. Parcequ'il était visiblement mal à l'aise dans ses vêtements, Démétrius se débarassa de ceux qui lui restait jusqu'à être aussi nu que l'était les jeunes femmes et Triade. Au moins, ils étaient tous à égalité à cet instant.

Sa main s'aventura jusqu'à la virilité de Triade sur laquelle il imprima un mouvement souple de va et vient. Il était assez curieux, et assez ivre, pour souhaiter expérimenter certaines choses sur cet esclave qui lui était offert. Après quelques minutes, recevant une réponse qu'il trouvait insatisfaisante, Démétrius se leva et prit l'un des glaçons qu'avait apporté un esclave plus tôt dans la soirée. Le prenant entre ses lèvres, il se mit au dessus de Triade et posa sa bouche glacée sur les tétons du jeune sauvage.
- Depuis combien de temps n'as-tu pas connu d'hommes, Sporus?, murmura-t-il alors que sa bouche glissait toujours davantage vers la virilité de l'esclave.
Sentant la peau de ce dernier tréssaillir sous son toucher, un sourire excité étira ses lèvres. Il arriva finalement à destination, le glaçon ayant presque fondu sur leurs peaux brûlantes. Posant son regard sur celui de Sporus, Démétrius passa sa langue sur sa virilité et attendit sa réaction.

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#552 2017-05-27 06:58:21

pensina
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Re: DEORUM URBS.

[Désolée, je n'ai le temps que de faire Aulus, il est déjà tard et j'ai une formation demain :3 ]

Aulus.
Un sourire moqueur s'étira sur les lèvres du jeune homme à la réaction d'étonnement de son esclave. Que Milo croyait-il ? Qu'il avait été élevé comme un simple paysan ? Il était le fils de l'Empereur, tout de même ! D'ailleurs, en parlant de son père, l'ex gladiateur lui fit une remarque qu'il n'apprécia pas du tout... Il fronça les sourcils et afficha un air sévère.

- Tu accepterais donc d'appartenir à quelqu'un s'il s'agissait de mon père ? Quoiqu'il en soit, tu devrais te tenir mieux informé : mon frère est celui qui est illégitime, moi, je suis l'héritier. Alors, tu devrais te tenir tranquille et éviter de t'attirer mon courroux, car un jour, je serai Empereur ! répondit-il à Milo en celte.

Continuant de marcher, ils finirent par arriver devant les portes de ses appartements. Un garde posté devant celles-ci les ouvrit pour lui et ils purent y entrer. Du doigt, Aulus désigna à Félix un espace sur un tapis posé devant un large sofa rouge.

- Dépose-le là, lui ordonna-t-il en latin.

Il remarqua alors que la jambe de Milo s'était à nouveau disloquée. Il grimaça. À ce rythme-là, il ne pourrait jamais jouer avec ses acquisitions... À moins que... Il fit rouvrir les portes de ses appartements et demanda au garde d'appeler une servante. Dès qu'il en eut une, il lui demanda d'aller lui chercher quelque chose. En attendant, il revint dans son salon, puis se dirigea vers sa salle de bain personnelle. Lorsqu'il retourna voir Félix et Milo, il avait les mains pleines : morceaux de bois, bandage, plâtre... Il déposa le tout parterre.

- Sois gentil et laisse-moi replacer cette jambe, ensuite Félix pourra te faire une attelle avec le matériel que j'ai apporté.


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#553 2017-08-22 04:06:55

pensina
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Re: DEORUM URBS.

Triade.
Qu'était-il en train de vivre ? C'était la question qui apparut dans la tête de Triade lorsque Demetrius s'approcha de lui et qu'il réalisa qu'il n'arriverait pas à défaire ses liens. Il avait déjà l'impression de les avoir resserrer au maximum. Sa circulation sanguine lui paraissait même coupée.

- Ton esclave personnel ? Plutôt mourir !

Il pouvait toujours faire le fier, mais avoir à choisir... Il préférait toujours être la put*in d'un seul homme, plutôt que de vingt. Ne restait plus à savoir s'il était prêt à ce que cet homme soit Demetrius. Ce dernier était bien capable d'être plus sadique que vingt hommes réunis à lui tout seul !

Il frissonna quand la main de l'homme parcourut sa peau. Chacun de ses pores voulaient échapper à ce contact malvenu. Ses tétons lui firent mal à force d'être touché par Demetrius, devenus ultra sensibles. Il grimaça, crispant la mâchoire pour retenir les injures qui menaçaient de franchir ses lèvres.

Lui donnant un sursis, Dem s'éloigna alors pour ôter ses vêtements. Triade avait déjà vu des hommes nus dans sa vie, mais jamais il n'en avait vu un dont le membre était tendu pour lui. Une lueur de peur incontrôlable traversa son regard en posant les yeux sur la virilité de son tortionnaire. Il n'était pas sot, il savait parfaitement de quelles manières Dem pouvait se soulager et il se doutait que l'une ou l'autre de ces manières passeraient par lui.

Parlant de cela, l'homme revint bien vite à la sage, imprimant un mouvement allant et venant sur sa virilité. Triade hoqueta. Il ne bandait pas aussi rapidement que si une femme s'était tenue devant lui, mais ça allait sûrement finir par venir, lentement, mais sûrement... Comme il avait honte ! Devant toutes ces jolies filles de la cour ! Jamais plus il ne serait capable de regarder une femme après ça !

Un glaçon entre les dents, Demetrius toucha son torse. Le sauvage sentit sa peau brûler à se contact. Le froid était comme une traînée de flamme sur sa chair, mordante. La glace fit un arrêt sur ses tétons torturés qui le fit se crisper. Chacun de ses muscles étaient tendus. Sa cage thoracique montait et descendait de manière sporadique, rapide. Et les battements de son cœur étaient frénétiques.

Puis, vint cette question. Celle qu'il redoutait. Sur le point de craquer, il tenta une dernière chose pour sauver sa peau :

- Tu as une femme... des enfants... pourquoi fais-tu ça ? Tu n'as donc pas assez du corps de ta femme pour avoir besoin de te soulager avec des esclaves ?

Il allait probablement regretter d'avoir dit ça, mais tant pis ! Qu'avait-il à perdre ? Il était déjà au bout du rouleau. C'est alors que la langue glacée de Demetrius s'enroula autour de sa virilité. Brusquement, Triade rejeta la tête en arrière en hoquetant.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se sentit devenir rouge, humilié. Humilié parce qu'il était dur, dur à cause de Demetrius, son tortionnaire, son ennemi, au beau milieu d'un harem de femmes.


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#554 2017-09-18 21:36:21

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Re: DEORUM URBS.

Milo.

L'air sévère qu'afficha le Romain lorsqu'il lui annonça ce qui n'était, après tout, que la vérité stricto sensu, le reconforta quelque peu. Aulus ressemblait à l'un de ces enfants à qui l'on avait toujours promis un cadeau, sans savoir quand celui-ci arriverait: insupportable, il était certain de le recevoir. Pourtant, les promesses n'engagent-elles pas que ceux qui ont la naïveté de les croire? Milo eut un certain sourire mesquin, à entendre le patricien s'exprimer ainsi.
- De fait, j'appartiens à ton père comme tu appartiens à ton propre père, ni plus ni moins, précisa-t-il avec les accents celtes de sa langue natale.
- Un véritable héritier n'aurait pas besoin d'affirmer à tous qu'il sera bientôt Empereur. Cherches-tu à me convaincre ou à te persuader, toi?, remarqua-t-il enfin lorsque Félix, qui n'a pour le moins que l'on puisse dire rien compris à la discussion, le déposa sur un tapis perse reposant sur le sol des appartements d'Aulus.

Un grimacement tordit les coins de ses lèvres lorsque sa jambe enkylosée rencontre la dureté du sol mais il ne gémit pas. Aulus quitta brièvement la pièce sans que le Celte ne pose sur lui un regard, et revint les mains chargées de bois et de bandages. Comprenant le but de cet entreprise, Milo s'installa aussi confortablement qu'il le put afin qu'Aulus replace sa jambe qui évoluait d'un angle incongru.
- Ne t'inquiète pas, je n'avais nullement l'intention d'opposer une résistance à ce que tu me replaces la jambe, dit-il sarcastiquement, comme si Aulus était un demeuré.


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#555 2017-09-19 23:58:36

pensina
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Re: DEORUM URBS.

Aulus.
Un sourire amusé par la fougue dont faisait preuve son esclave, il préféra garder le silence plutôt que de gaspiller de l'énergie à lui répondre. Milo comprendrait bien vite qui commandait ici et à qui il appartenait. S'il le fallait, il finirait peut-être par le marquer au fer rouge tout comme avait pris l'habitude de faire Dem avec ses propres esclaves, pour être certain qu'ils comprennent bien.

Se délectant de la grimace de douleur qui se forma sur le visage du Celte quand celui-ci rencontra le sol, il l'observant durant quelques secondes avant de s'agenouiller près de lui, déposant son matériel de soin tout près.

- C'est surprenant, se moqua-t-il, les sauvages dans ton genre ont parfois des réactions étranges.

Aulus n'aurait pas été surpris si l'esclave avait été réticent et résistant, faisant tout pour ne pas être touché par son Maître.

Regardant Milo de plus près, il put réellement apprécié le contraste entre sa peau bronzée et les tapis persans qui la mettait en valeur. C'était magnifique.

Il toucha la jambe du jeune homme et la tâta jusqu'à sentir l'os déplacé sous ses doigts. Replacer l'os serait facile, le plus difficile serait d'immobiliser Milo pour éviter qu'il ne se la disloque une fois de plus. Il lui ferait un attelle, mais ce n'était toujours pas gagner d'avance. Le jeune homme avait l'air impulsif de lui-même.

- Tu as besoin de quelque chose pour mordre dedans ? demanda-t-il, moqueur, s'apprêtant à replacer brusquement l'os.


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#556 2017-10-27 19:34:53

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Re: DEORUM URBS.

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Sa langue parcourait le membre de Triade avec une gourmandise et une langueur non dissimulée. De sa main libre, Demetrius prit sa propre virilité entre ses doigts et lui imprima un mouvement de va-et-vient. Plus que le plaisir phyisique qu'il pouvait ressentir, Demetrius était un sadique, comme Aulus l'avait très bien deviné: le sentiment de domination et d'humiliation qu'il suscitait à l'instant chez le sauvage lui procurait un bien-être incommensurable. Plongeant son regard noir de désir dans celui de Triade, ses lèvres se murent en un sourire satisfait alors que l'esclave hoquetait sous les assauts de sa langue et rejetait sa tête en arrière sous les sensations qui le parcourait. Le patricien était comblé, aux anges. Le membre de Sporus était dur, chaud, pour lui: évidemment, il ne pouvait pas cacher ce que la nature traitresse de son corps dévoilait à la vue de tous. Alors que le sauvage lui posa une dernière question, Demetrius se releva doucement et vint caresser le visage de l'esclave avec deux doigts.

- Ma femme ne mérite pas d'être un simple défouloir sexuel, contrairementà ce qui se passait peut-être dans ta tribu: je lui fais l'am*ur, c'est différent. Les esclaves et les prostituées ont pour rôle de satisfaire des besoins animaux que l'on peut ressentir. Saisis-tu la différence?, expliqua-t-il d'une voix calme avant de s'éloigner un peu. Prenant une nouvelle coupe de vin - blanc cette fois-ci, il en prit une gorgée entre ses lèvres avant de se pencher vers Sporus et de plaquer ses lèvres contre les siennes, le forçant à les entrouvrir et laissant le vin s'écouler sur le palais du sauvage.

Ayant visiblement oublié les femmes qui se trouvaient sur le sofa et s'amusaient des plaisirs saphiques, toute l'attention de Démétrius était tournée vers le jeune sauvage qui se trouvait à sa merci, pantelant et désireux. Toutefois, il n'était pas un animal. Non, il ne violerait pas cet homme à genoux devant lui: celui-ci, plutôt, viendrait le supplier de le prendre. Qu'importe le temps que cela prendra: seule la conquête du désir lui plaisait, ainis que voir le traitre plaisir se déployer sur le corps de l'esclave. Peu importe car, de toute façon, il lui appartenait, comme lui montreraient tous les jours les signes d'appartenance sur son corps.

Milo.

Si son attitude était surprenante, elle était surtout preuve de pragmatisme. Si Aulus ne lui replaçait pas maintenant la jambe dans son axe naturel, Milo pourrait bien demeurer handicapé à vie et s'en était fini de lui: personne ne garde un esclave qui ne peut pas se mouvoir, ni même rester debout. A quoi servirait-il? Il ne serait qu'une bouche à nourrir, un bien inutile dont on se débarrasserait assez tôt.
- Qui de toi ou de moi est le sauvage, ici, Aulus?, fit-il avec un sarcasme délibéré.

Les jeunes hommes, à deux ans près, avait le même âge. Autrefois, comme Aulus, Milo avait été l'héritier de l'un des royaumes Celtes. Naturellement, il reconnaissait dans le Romain ce qu'il avait lui même été auparavant. Un prince adulé par ses sujets. Un roi en devenir. Aussi trouvait-il la situation singulière si ce n'est intéressante, malgré sa position subalterne.

Une injure bien sentie échappa de ses lèvres lorsqu'Aulus eut le malheur de tâter l'os déplacé, qui formait une drôle de bosse sous sa peau. Par tous les Dieux, la douleur électricisait son corps. Prenant alors un tissu entre ses lèvres, sans doute une étoffe précieuse, il mordit dedans avant de hocher la tête en direction du patricien pour lui donner le feu vert.


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#557 2017-10-28 05:48:17

pensina
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Re: DEORUM URBS.

Aulus.
Il était surpris de constater que Milo était capable d'aller au-delà de son ego et qu'il pensait toujours à sa vie, ainsi qu'au futur. Il n'était peut-être pas si stupide que cela, au final.

Apposant ses paumes sur la jambes disloquée de l'esclave, s'apprêtant à la replacer, un sourire pervers et amusé étira ses lèvres à la question du jeune homme bouclé.

- Lorsque tu gémiras dans mes bras, tu auras tout le loisir de répondre à cette questions..., rétorqua-t-il, lubrique et moqueur.

Aulus pouvait être sauvage lui aussi, surtout dans le sens s*xuel du terme. Et Milo n'allait pas tarder à le découvrir. Après tout, il était là pour le servir !

Souriant à l'injure que cracha Milo, il attendit que ce dernier morde à pleines dents dans une étoffe avant de raidir ses poignets et de replacer sèchement la jambe du brun. L'os émit un claquement inquiétant, mais reprit sa place originale sans trop de mal.

- Si tu ne veux pas avoir à replacer l'os une autre fois, tu ne dois plus bouger ta jambe, l'avertit-il comme s'il parlait à un enfant qui casserait des jouets. Je vais te faire une attelle et j'ai demandé à mes servantes de me ramener un accessoire spécial pour que l'on puisse s'amuser sans te blesser...

Dans un coin de la chambre, deux servantes accrochèrent ce qui avait l'apparence d'un harnais en cuir au plafond : une balançoire. Ainsi, Milo pourrait être attaché en toute sécurité et à se laisser faire.



Triade.
Il était noble et fier. Jamais il ne supplierait pour qu'un homme - et surtout pas un être aussi abjecte que Demetrius - le b*ise ou, du moins, en était-il persuadé. Il ne comprenait pas les motivations de l'homme pour que ce dernier le torturât de cette façon. S'il avait pu assister à son mariage et épouser la femme qui lui avait été promis quatre ans auparavant, Triade savait qu'il n'aurait jamais été voir ailleurs. Pour lui, le mariage était sacré, tout autant que la notion de couple. Dans sa tribu, posséder un harem n'était pas une chose courante, il fallait plutôt se dévouer corps et âme à une seule et même personne.

Mais pour le moment, ses valeurs et sa fierté étaient mises à rude épreuve. Trahi par son corps, le membre tendu et raide, Triade ne pouvait que crisper la mâchoire pour ne pas laisser le plaisir à Demetrius de l'entendre gémir et subir.

- Je comprend surtout que tu trompes ta femme sans le moindre remord, réussit-il à articuler péniblement. Et que celle-ci n'arrive pas à satisfaire tous tes besoins. Peut-être l'as-tu mal choisie ?

C'est alors que, comme pour le faire taire, la bouche du patricien se referma sur la sienne, exerçant une pression si forte qu'elle obligea ses lèvres à s'entrouvrir pour y laisser passer la langue vorace de l'homme. D'abord surpris, Triade se laissa faire durant les premières secondes avant de reprendre ses esprits et de mordre Dem. Un baiser n'était donc pas une chose que l'on réservait à sa femme ?

Pour Triade, c'était hautement intime, encore plus que la chair et il eut envie de se laver la bouche avec du savon jusqu'à ne plus rien sentir.

Dernière modification par pensina (2017-10-28 06:05:58)


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#558 2017-11-03 20:40:09

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Re: DEORUM URBS.

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Sa langue, à la senteur des vins parfumés de la Sardaigne - nouvellement conquise par l'Empereur lui-même, vint danser dans un ballet enivrant avec celle de Sporus, lequel ne réagit pas immédiatement. Cependant, ce qui devait advenir arriva: l'esclage le mordit sauvagement, sans toutefois parvenir à le blesser. Tout d'abord énervé, Démetrius prit quelques pas de recul, quelques profondes respirations, avant d'arborer de nouveau un sourire satisfait.

- Nos cultures d'origine sont différentes, Sporus. Je crois que tu peux comprendre cela. Les pulsions animales doivent être exprimées avec les esclaves, pas avec une dame de la noblesse romaine. Ce que nous partageons ensemble n'est pas que du plaisir charnel, mais de l'amour réciproque, apollinien. Relativise ce que ta tribu t'a un jour appris, ta vie dans la société romaine n'en sera que moins compliquée, expliqua-t-il sereinement.

Se rapprochant de nouveau de lui, il se mit à genoux face à lui. Ses mains carressèrent avec langueur les jambes de Sporus, les massant d'une huile parfumée proprement méditerranéenne. Elles évitèrent soigneusement la virilité de Triade, ne faisant que l'effleurer, avant que Demetrius ne se relève pour masser davantage le torse de l'esclave. Ses doigts experts passèrent le long de ses côtes, sur ses pectoraux, sur ses omoplates et jusqu'à ses épaules. Demetrius, alors debout contre Triade, se pencha à son oreille.
- Détends-toi... Je ne compte pas te prendre ta vertu. Je t'offre simplement quelques plaisirs, Bacchus en témoignera, murmura-t-il doucement.



Milo.

Ignorant délibéremment la menace sexuelle - à peine voilée - qu'avait proféré Aulus, Milo mordit à pleine dent dans l'étoffe soyeuse et se prépara à la soudaine douleur qui allait l'envahir. Ce n'était pas la première fois que son genou sortait de son axe, ni qu'on le replaçait. Les combats de gladiateurs imposaient de nombreuses blessures de ce genre, que les entraîneurs avaient l'habitude de remettre en place. Cette blessure récurrente expliquait sans doute la fragilité de la jambe droit de Milo, légèrement plus mince que sa jambe gauche du fait de ses immobilisements réguliers.

Alors qu'il fermait les yeux, Aulus remit brusquement sa jambe en place. Un craquement se produisit et Milo mordit encore davantage - si c'était possible - dans le fouloir qui se trouvait entre ses dents. Il n'émit pas un cri cependant, pas un gémissement: il ne ferait pas ce plaisir à l'héritier de l'empire. Jetant alors l'étoffe dans un coin, il respira profondément, comme si cela pouvait arrêter la douleur. Un verre de vin lui était accessible, il l'attrapa et le vida sans mot dire. L'alcool lui brûla les lèvres, ce qui détourna quelques secondes son attention de sa jammbe disloquée. Alors que le brun faisait une attelle autour de sa jambe avec ce qu'avait amené les servantes, Milo ferma les yeux. Il n'avait qu'une pensée: son espoir de pouvoir remarcher correctement un jour, si ce n'est de courrir.

Alors, on toqua à la porte des appartements d'Aulus.

Cassia.

La jeune patricienne était retournée chez elle après les Jeux, accompagnée de sa servante. Lorsqu'elle franchit le seuil de la villa familiale, sa mère l'accueillit avec un sourire non dissimulé, et donc nécessairement louche. Ses sourcils se fronçèrent, ses lèvres se pincèrent: qu'est_ce que cela signifiait? La matriache la prit par la main et l'emmena dans la salle centrale de la villa, où se trouvaient déjà son père et d'autres membres éminents de la ville. Parmi eux, il fallut quelques secondes à Cassia pour reconnaître le plus important d'entre eux: l'Empereur Auguste lui-même. La patricienne s'inclina face à son Impériale personne. Que se passait-il? Qu'est_ce que l'Empereur faisait ici? Son père était l'un des Ediles des provinces Sud, était-ce cela la raison? Pourtant cela n'expliquait pas ces sourires qui l'entouraient, et notamment le regard de fierté que lui adressaient ses parents.

Après quelques instants de latence, son père s'approcha d'elle.
- Cassia, Auguste lui-même vient de nous honorer d'une merveilleuse annonce, dit-il avant de laisser la place à Auguste.
- Cassia, vous n'avez pas changé depuis notre rencontre à l'Université de Rome. Les Dieux vous sont aujourd'hui favorables: ils vous ont choisi pour légitime épouse de mon fils aîné et héritier de l'Empire, Aulus. Les augures de Vénus célèbrent déjà votre union prometteuse pour l'avenir de Rome et du peuple romain.

Cassia demeura interdite quelques instants. Aulus et elle-même se connaissaient depuis longtemps déjà. Lui, en tant qu'héritier de l'Empire, elle, en tant que fille unique de l'homme le plus respecté et le plus puissant politiquement des provinces du Sud, et notamment de Pompei. Alors qu'elle étudiait à Rome, ils avaient déjà, à l'époque, partagé les mêmes précepteurs. Cassia fronça les sourcils, très brièvement: elle allait donc épouser un être aussi désagréable et méprisant qu'Aulus? Par les Dieux, même sa nature divine ne pouvait racheter son comportement exécrable. Toutefois, face à la pression du regard de sa mère, Cassia s'inclina devant l'Empereur, lui remettant ses hommages.
[b]- Qu'il en soit fait selon la volonté des Dieux[b], répondit-elle avec toute la grâce de son éducation.

Quelques heures plus tard, après que l'on ait apprêté parfaitement Cassia de nouvelles tenues propres à sa position de promise d'Aulus, l'Empereur se rendit avec toute la famille de Cassia et elle-même dans les bâtiments impériaux, où résidait Aulus lors de ses retraites à Pompei. Un garde vint prévenir le jeune homme dans ses appartements.

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