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#1 2013-06-05 21:21:23

hikaru552
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~ Métamorphose ~

Coucou ^^

Je m'excuse auprès de Meli d'avoir le même titre que son oeuvre T.T Désolée j'ai vraiment pas fait exprès. D'ailleurs, ce n'est pas non plus une copie de son récit, c'est une invention personnelle.

Ceci ayant été dit je passe maintenant à ce que j'avais à raconter à propos de mon texte.
J'ai absolument besoin de vos avis, positifs ou négatifs, du moment que vous m'expliquez un peu ce que vous en pensez ça va.
Avis à ceux qui aime corriger les textes! xD Je fais souvent des fautes alors si vous avez l'amabilité de bien vouloir me corriger je vous en serai reconnaissante :D
Maintenant place à l'histoire ^^

Donc ce récit se situe dans le domaine du fantastique, je suis désolée si l'action prend un certain temps à se mettre en place. Si vous avez la patience peut-être que vous voudrez bien lire quand même xD

http://img15.hostingpics.net/pics/622355Capturedcran20140804190247.png

Prologue:

Tap. Tap. Tap. Des talons martelaient le trottoir en béton à intervalles de plus en plus saccadés. Ce soir là, la ville était calme; la température fraîche; un rideau de brume avait recouvert la cité, semblant la taire à jamais.
Une jeune femme cependant brisait ce silence. Elle courait le plus vite possible, son souffle chaud formait des petits nuages de buée à chaque fois qu'elle expirait. Elle fuyait. Quel monstre exactement fuyait-elle? Dans l'obscurité il était impossible de dire ce qui était ombre, et ce qui était réalité.  Cependant une chose était sûre, cette femme craignait pour sa vie, la peur se déchiffrait dans ses yeux brillants, et sa respiration n'avait rien de régulier, tout comme sa course d'ailleurs.
-Elle est là! Mugit une voix grave chargée de haine.
A présent les bruits de pas de la demoiselle était noyée dans un brouhaha de cris, de halètements et de cliquetis métalliques typique des armes à feu. Enfin ils se retrouvaient dans une impasse, la pauvre victime tremblait comme une feuille agitée par une brise automnale, les larmes perlaient le long de ses joues. La fin était proche, elle en était consciente malheureusement.
-S'il vous plait, je vous en prie...,pleurnicha-t-elle, je suis comme vous, je vous jure...comme vous, articula-t-elle difficilement entre deux pleurs.
Mais qui allait écouter une jeune fille aussi impuissante, les monstres n'avaient jamais beaucoup de cœur.
-Ferme là! Râla la même voix grave.
Elle ferma les yeux afin de ne pas regarder son destin en face, son bourreau droit dans les yeux. Une arme était pointée droit sur elle. Ce soir encore on mourrait sous ces coups. Bam! Le coup de feu était parti, et avant cela une voix chevrotante avait murmuré: « c'est bien vous les monstres... ».


Chapitre 1:

    Horreur! Je venais tout juste de me réveiller, frissonnant de terreur, suffocant d'effroi, transpirant de frayeur. Encore et toujours ce même cauchemar atroce. J'en avais assez de ne plus parvenir à finir mes nuits. Cela faisait pratiquement trois semaines que je n'arrivais plus à dormir correctement. A chaque fois la même chose me réveillait entre trois ou quatre heure du matin. Les cernes commençaient à s'accumuler sous mes yeux et cela ne plaisait guère aux gens de mon lycée qui se posaient des questions. Plusieurs avait déjà émis l'hypothèse que j'avais des occupations nocturnes. Comme si moi, le garçon le moins intéressé du monde avait ce genre d'idée. Je vous jure, il suffisait vraiment d'un rien pour que tout une bande d'adolescents se mettent à s'imaginer les pires histoires.
    Fatigué, je me redressai lentement tout en étirant mes bras. Le sommeil n'allait pas revenir. Après avoir passé une semaine à tenter de me rendormir après mon mauvais rêve, j'avais perdu toute illusion à ce sujet. Ce n'était finalement pas grave, cela me permettait de finir mes devoirs et puis j'avais largement le temps de me préparer avant les cours de cette manière. De la façon la plus lente possible je me levai du lit afin de faire quelques pas. C'était encore l'hiver, la chaleur qui était apparue suite à ma panique avait totalement disparue, me laissant trembler de froid cette fois-ci. Ma couette bien chaude me manquait déjà. Je marchai jusqu'à la porte de la salle de bain de ma chambre et rentrai afin de me servir un verre d'eau. Cela permettrait peut-être de calmer mon esprit. Après avoir bu un grand verre d'eau glacée je revins m'asseoir sur mon lit. Je saisis mon haut de pyjama entre mes doigts, il était collé à ma peau sous l'effet de la sueur. J'aurai voulu prendre une bonne douche. Je n'aimais pas du tout cette sensation mais mes parents allaient faire un syncope si je commençais à vivre la nuit. Je leur causais déjà assez de soucis comme ça. J'étais plutôt différent des autres, disons. Après avoir passé plusieurs minutes à fixer les rideaux de ma fenêtre, je me levai de nouveau pour m'approcher des carreaux. D'un geste nonchalant je repoussai l'un des pans de tissu fin pour regarder à l'extérieur. La rue était éclairée par un réverbère détraqué qui illuminait l'endroit d'une lumière oscillante. Ce n'était pas rare qu'il s'éteigne carrément et plonge la rue dans le noir complet pendant quelques secondes. Tout me paraissait calme, ce qui était normal, peu de gens s'amusaient à arpenter la ville en plein milieu de la nuit. La seule chose qui bougeait dans un coin d'ombre était un sale cabot miteux qui fouillait les poubelles. Pauvre bête décharnée, elle n'avait franchement l'air de rien. Lorsqu'elle releva la tête pour lever les yeux dans ma direction je la fixai à mon tour droit dans les yeux. Puis comme si de rien était l'animal reprit son chemin de la façon la plus naturelle du monde. Les animaux, bien que parfois dans un état pitoyable, vivaient libres, loin des charges des lois humaines. 
   
    Le temps passait, lentement mais il allait bientôt être 5h45, j'allais pouvoir prendre ma douche à présent. J'abandonnai mon devoir de physique quantique, j'en avais marre de toute façon. Dans mon avenir je n'envisageais pas d'être ingénieur alors tant pis si je laissais de côté cette matière au profit d'une autre. Mes pyjamas volèrent sur mon lit tandis que je refermais la porte de la salle de bain derrière moi. Malgré la fatigue j'étais encore assez vif.
La douche me fit un bien fou. L'eau chaude qui ruisselait le long de mon corps, chassa la moiteur de ma peau, me laissant frais et en forme pour la journée à venir. Enfin en forme, c'était un bien grand mot, je me sentais toujours épuisé mais bien sûr devant les autres aucun symptôme hormis mes cernes marqués ne se manifesteraient. Après une bonne dizaine de minutes sous la douche je coupai l'eau, j'aurai pu y rester plus longtemps mais le gaspillage ne me plait pas. Rapidement je me séchai avant d'enrouler ma serviette de bain autour de ma taille. Une fois placé devant le miroir je jetai un coup d'œil à ma tête. Ma main glissa dans mes cheveux bruns foncés plutôt court. Ils étaient tout en pétard après ma douche, mais je savais que ça ne durerai pas. Il suffisait d'un coup de peigne rapide pour les ordonner. Bien sûr je l'avais déjà deviné, mais de belles poches noires ornaient mes yeux afin de témoigner de mes courtes nuits. Et évidemment l'immanquable: mes yeux! C'étaient eux qui avait mis la puce à l'oreille à mes parents à mon sujet, ils étaient magnifiquement remarquables, trop à mon goût. De leur couleur argenté ils ne pouvaient qu'attirer l'attention de la manière la plus désagréable qui soit. J'avais longtemps tâché de me convaincre qu'ils étaient juste gris, un peu plus brillant que les autres gris, mais avec l'âge j'avais compris qu'ils ne ressemblaient en rien aux yeux des autres. Heureusement pour moi les lentilles de contacts existaient et lorsque je sortais, mes yeux devenaient d'un beau bleu ciel qui captivait tant les filles de mon établissement scolaire. Je haïssais mon regard autant qu'il me fascinait lui-même. Qui aurait cru qu'un simple petit détail puisse engendrer des catastrophes aussi grandes autour de moi. Lorsque je ne portais pas encore des lentilles, les enfants avaient tendance à me fuir, se moquer de moi. Mes parents ont déménagé plusieurs fois afin de trouver un environnement qui me convienne, mais un simple petit leurre et les autres mes regardaient de nouveau comme le reste du commun des mortels. Je me détournai de la glace pour ne plus voir mon regard, il me perturbait aujourd'hui, sans doute la fatigue que j'y lisais ne me plaisais guère. Je retournai dans ma chambre et enfilai un caleçon, suivit d'un jean noir, puis un T-shirt vert avec quelques écritures sur le devant. Après cela je filai jeter mes livres dans mon sac, physique, math, et philosophie. J'espérai que tout y était, mais dans le pire des cas j'étais certain qu'on voudrait bien me  prêter un livre s'il m'en manquait. Attrapant mon sweat-shirt gris je sortis de ma chambre, mon sac sur le dos. Il me restait encore pas mal de temps à tuer avant de devoir partir en cours. Je pouvais jouer à un jeu vidéo bien sanglant, cela aurait sans doute la faculté de me réveiller.

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Dernière modification par hikaru552 (2014-08-04 19:06:35)


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"Cette tigresse était notre sœur. Dans l'univers, il n'y a qu'un souffle de vie que nous partageons tous.
Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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#2 2013-06-15 23:55:36

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Voici le début de ce nouveau chapitre, j'ai une question à poser: je voudrais changer le nom du personnage qu'est Edward, si vous avez des propositions sympa je suis tout ouïe ^^
Pour la suite du chapitre, j'essaie de l'écrire vite même si j'avance à la vitesse escargot lol

Chapitre 2:

    Il était environ sept heure du matin quand j'éteignis mon jeu qui consistait à massacrer une tonne de zombi à moitié décomposé. Je baillai longuement avant de me relever du canapé en cuir noir sur lequel je m'étais si confortablement assis. J'entendis du bruit dans les escaliers, mes parents descendaient sûrement déjeuner, j'allais en faire de même.
D'un pas tranquille je me dirigeai jusqu'à la cuisine. Je fus surpris de voir ma mère assise sur une chaise l'air attristé et mon père debout derrière elle, les mains sur ses épaules comme pour la consoler.
-Bonjour, lançai-je sur un ton détaché.
Je fixai du coin de l'œil le couple tandis que j'attrapai un bol et une boîte de céréale dans le placard. Lorsque je m'installai à table mon père se décida à parler.
-Écoute Sam, ta mère et moi on se fait du soucis à ton sujet. Cela fait quelques temps qu'on t'entend la nuit. Est-ce...est-ce que tu as des problèmes? Demanda-t-il d'une voix préoccupée.
Mon regard se releva immédiatement sur lui, l'un de mes sourcils se fronçant légèrement. Moi qui pensais avoir été assez discret pour ne pas éveiller de crainte chez mes parents.
-Je vais très bien, c'est juste que j'ai du mal à dormir en ce moment. Ne vous inquiétez surtout pas, je vous assure que tout va bien, dis-je avec un sourire.
Mais ma mère ne se laissait jamais convaincre facilement, elle tenait toujours à percer le moindre de mes secrets.
-Si c'est à cause de ce à quoi je pense, tu peux nous le dire! Sam même si on ne comprend pas bien cet aspect là de toi, nous sommes tes parents, nous pouvons essayer de trouver une solution, dit-elle son timbre montant dans les aigus.
Il faut toujours que mes parents se fassent trop de soucis à mon sujet, enfin je peux comprendre, si jamais moi même un enfant aussi étrange, j'imagine que je me ferais toujours du soucis pour lui.
-Cela n'a rien à voir avec ça! Je fais juste des cauchemars, ce n'est vraiment rien d'inquiétant, marmonnai-je entre mes dents.
Ils se concertèrent tout deux du regard restant silencieux, ils faisaient souvent ça. Parfois j'en viens même à me demander s'ils n'ont pas une sorte de dialogue télépathique je que ne peux pas entendre. Pendant ce temps, je me versai un bol de céréale ainsi qu'un verre de jus d'orange que je venais de sortir de frigo. Je m'assis à une chaise et commençai à manger avec nonchalance. Je veux gérer mon problème seul, il ne concerne que moi, moi et moi seul.

    -J'y vais! Lançai-je par dessus mon épaule tout en poussant la porte, mon sac accroché à une épaule.
Mon père enfila une écharpe dans le hall à côté de moi. Il attrapa ensuite son manteau pendu au porte-manteau et me regarda partir.
-Tu ne veux pas que je t'emmène au lycée en allant au travail? Propose-t-il gentiment.
Je secouai la tête en guise de réponse.
-J'ai au moins une demie heure avant le début des cours, j'ai largement le temps d'y aller à pied. Et puis ça me fera prendre l'air, vingt minutes de marche par jour c'est bien ce que les experts conseillent. Tu devrais le savoir, non? Répondis-je en lui adressant un sourire malicieux.
Il secoua doucement la tête en souriant à son tour. Mon impertinence lui a toujours plu, du moins lorsqu'elle ne s'adressait pas vraiment à lui ou ma mère.
-Un chercheur de ma renommée est au courant de tout cela mon fils, allez bonne journée à ce soir, lança-t-il avant de se diriger vers sa voiture.
Je restai un moment sur le perron de la porte, attendant que mon père démarre la voiture puis quitte la rue. Après avoir lâché un soupir qui forma de la buée sous mes yeux je me mis en route en direction du lycée. J'avais environ un quart d'heure à vingt minute de marche pour me rendre à mon établissement. En marchant je passai à côté des poubelles que le cabot avait fouillé  dans la nuit, il y avait mit un sacré désordre, des détritus en tout genre étaient éparpillés partout sur le sol.
-Sale cleb'..., soufflai-je au passage.
Mais j'aimais assez les animaux, c'était dommage que ma mère soit allergique au poil. Ou plutôt ma mère haïssait la saleté que les animaux rapportaient dans la maison, soit disant. Enfin j'avais pu grandir proche d'animaux car la plupart de mes amis en avaient, et j'avais de la famille qui avait une ferme. Donc cela ne me dérangeait pas forcément de ne pas avoir de chat ou de chien, en plus je me voyais mal m'en occuper convenablement, cela était donc mieux pour toute la famille de ne pas posséder un compagnon animal.
J'avais déjà parcouru plus de la moitié du chemin lorsqu'un bruit de pas accéléré se fit entendre derrière moi. Je ne me retournai même plus, avec l'habitude je connaissais parfaitement l'individu dont il s'agissait.
-Salut Sam! Lança une personne enthousiaste.
-Salut Edward, je vois que tu as l'air motivé.
Il rigola avant de me sourire, amusé.
-Qu'est-ce que tu crois, je suis toujours en pleine forme lorsqu'il s'agit d'aller au lycée.
Qu'il pouvait être juvénile dès le matin, j'avais rarement vu quelqu'un qui bondissait comme un kangourou dès le matin 7h40. C'était ce qui m'impressionnait d'ailleurs chez mon ami, il avait l'air parfaitement apte à courir un marathon de 42 kilomètres alors que moi j'étais tellement fatigué et blasé que tout ce qui me tardait, était de pouvoir m'asseoir sur une chaise et me reposer bercer par le son de la voix douce de mon professeur de physique-chimie. Le jeune homme aux yeux verts me lança un coup d'œil rapide afin de me détailler. J'étais conscient qu'il s'intéressait cependant d'avantage à ma mine.
-Tu ne dors pas? Tu as franchement une tête à faire peur..., questionna-t-il en rigolant.
Personne, à l'exception de mes parents, n'est au courant de mes nuits tourmentées par un cauchemar. J'évite d'en parler, cela détruirait mon image. Et même si je me fiche pas mal des apparences, elles sont néanmoins la meilleure couverture que j'ai trouvé, en plus de mes lentilles, pour dissimuler ma différence.
-Allez dis moi avec qui tu passes tes nuits? Je suis curieux, tu ne me racontes jamais tes histoires!
Je repoussai d'un coup d'épaule la main qu'il posait sur mon bras. Bien sûr lui aussi croyait à ces histoires stupides. Je ne pouvais pas lui en vouloir, comme je ne parlais que très rarement de moi aux autres le doute était permis.
-Personne! Tu as vu comme les filles m'intéressent? Il n'y en a pas une pour rattraper l'autre au lycée. Elles sont toutes aussi superficielles..., marmonnai-je de mauvaise humeur.
Je n'avais aucune envie de me rappeler les raisons qui me maintenait éveillé nuit et jour.
-C'est Isabelle? Vu les regards qu'elle te lance c'est sûrement elle! Veinard avec son bonnet D je suis sûr que tu dois t'éclater. Ou bien c'est peut-être Lucie, parait-il que son déhanché est agile...
Il continuait son monologue tout seul, ses remarques m'agaçaient alors autant ne plus l'écouter blablater. J'espérai vraiment arriver rapidement au lycée...

    Nous marchions dans les couloirs, à cette heure-ci très vide, les élèves n'arrivaient généralement qu'après la première sonnerie. Direction nos casiers qui étaient côte à côte. En cours de route Edward avait renoncé à son enquête me voyant aussi silencieux qu'une tombe face à toutes ses questions. J'arrivai face à mon espace de rangement, n°542, juste avant le mien, le n°541, casier d'Edward. C'était grâce à cela en partie que je l'avais rencontré deux ans auparavant, à mon entrée en seconde. Souriant il m'avait abordé sans aucun aprioris, et dès lors nous avions commencé à discuter chaque matin. Tandis que je déposai un classeur et un cahier, lui sortait des livre, celui de physique. Cela ne m'étonnait même plus de lui.
-Tu n'as pas fait les devoirs de physique? Demandai-je en lorgnant dans sa direction.
-Tut, tut, tut, dit-il en secouant son doigt devant moi, on n'est pas tous aussi nul que toi dans cette matière. Figure toi que moi j'avais déjà fini l'exercice en cours, répondit-il très fier.
-Tout le monde n'est pas non plus aussi brillant que toi lorsqu'il s'agit de physique quantique.
Il rigola une minute, faisant apparaître une fossette au coin de ses lèvres, espiègle.
-Je sais, je sais tu peux m'appeler professeur Planck, répondit-il en bombant le torse.
Je haussai un sourcil en souriant légèrement avant de me tourner vers le professeur de sport vêtu d'un survêtement qui arrivait vers nous.
-Salut les garçons, donc ce soir nous avons entraînement, j'ai confirmé cela avec le reste de l'équipe. Normalement l'équipe de handball a une salle pour pratiquer, du coup nous aurons le terrain intérieur pour le basket, expliqua-t-il rapidement, un grand sourire au visage.
Edward opina d'un mouvement de tête, quand à moi je me contentai de hocher une fois la tête.
-Très bien, à ce soir dans ce cas M.Foges, répondis-je à notre entraîneur avant que celui-ci ne s'éloigna.
Je me penchai ensuite vers mon sac pour le refermer et le repasser par dessus l'une de mes épaules. Edward à côté de moi poussait d'une main la porte de son casier et tenait son sac dans l'autre. Il était ravi de la nouvelle, moi aussi j'étais plutôt content, le basket serait un moyen de focaliser son attention sur des activités autres que ses rêves. Mon ami étira ses longs bras musclés avant de me regarder.
-J'ai hâte d'y être, ça commençais à faire un moment qu'on avait pas pu jouer. En plus les tournois arrivent bientôt, on a intérêt à s'y mettre à fond si on veut gagner cette année, lâcha-t-il avec joie.
-Faut pas trop compter là-dessus, les autres équipes sont vraiment douées.
-Et alors nous aussi on a un bon niveau, dis surtout pas ça aux autres ou ils vont te tabasser à mort, dit-il plaisantant seulement à moitié.
Les autres garçons de l'équipe le prendraient sûrement très mal, je m'en doutais bien. C'est pour cela que lorsque l'on me parlait des tournois je me contentais de sourire gentiment sans laisser  paraître de mon scepticisme. La sonnerie retentit dans le couloir me sortant ainsi de mes pensées, je regardais Edward qui prenait la direction de la salle de physique chimie. Sans plus attendre je le suivis. A présent il y avait plus de monde dans les couloirs, j'entendais les murmures des filles qui faisaient des commentaires à mon passage. Je préférai les ignorer, pour aucune raison particulière certaines d'entre elles avaient fait de moi une sorte d'idole. Elles aimaient apparemment mon côté détaché, mais attentif quand il le fallait, et surtout ce qui les fascinaient le plus était le mystère qui entourait ma vie. Si seulement elles savaient, pensai-je pour moi-même en franchissant la porte de la salle de cours.

                                      ****************

    La balle rebondissait, Léo dribblait habilement franchissant en peu de temps la longueur du terrain. La défense que représentait le reste de l'équipe ne semblait pas lui poser trop de problème.
-Sam! Cria-t-il bien que j'avais déjà réagi en le voyant bloqué par nos adversaires.
Je bondis pour rattraper le ballon noire et argenté qui volait dans ma direction, puis d'un tire précis je terminai notre offensive en marquant un panier.
-Bravo! Ajouta mon équipier toujours aussi fort.
Du revers de la main j'essuyais la transpiration qui gouttait sur mon front. Nous avions réussi, Léo s'approcha de moi pour me taper dans la main. Il souriait ravi de notre victoire. Edward arriva près de nous en souriant, il me passa la main dans les cheveux afin de les ébouriffer.
-Bien joué! Vous êtes vraiment forts tous les deux, s'exclama-t-il en affichant une mine réjouie.
-Tu devrais pas être content, c'est vous qui avez perdu, lâcha Léo légèrement moqueur.
-Mais comme vous faites partis de l'équipe, je peux bien vous féliciter, vous êtes nos meilleurs ailiers.
Je lançai un regard à Ed qui était toujours aussi heureux.
-Et alors, il faut chacun de nous pour réussir, toi tu es le meilleur arrière donc bon, pas la peine de faire une histoire parce qu'on a réussi, dis-je avant de me retourner vers les autres qui faisaient quelques étirements.
La voix de notre entraîneur retentit à travers toute la pièce contenant le terrain.
-C'est fini les gars! Vous pouvez y aller, merci d'être venu.
Un brouhaha général envahi la pièce tandis que la concentration de chacun chavirait pour retourner à ses histoires bien différentes que la seule stratégie sportive. Je fis rouler mes épaules avant d'étirer mes bras en me dirigeant vers les vestiaires accompagné de Léo, Edward et mes autres camarades du basket. J'avais vraiment hâte de me changer afin de retirer ses vêtements poisseux et collant. Le bruit continuait même à l'intérieur des vestiaires, il y avait toujours cette ambiance animée après chaque entraînement, je me demandais vraiment à quel point on pouvait s'exciter pour si peu. Moi j'étais trop épuisé pour dire quoi que se soit alors je me contentais dans mon coin de m'essuyer rapidement d'une serviette mauve avant de me changer. Léo se trouvait assis sur le banc à ma droite, il bataillait avec ses lacets. Edward lui, buvait à grandes goulées, torse nu. Les filles auraient été folles de voir sa peau nue légèrement hâlée. Heureusement qu'elles se trouvaient loin de là où nous serions sûrement devenus sourd par leurs cris d'émoi dans le cas contraire. Je me concentrais sur mes affaires, rangeant mes vêtements de sport dans mon sac lorsque une main se posa sur mon dos légèrement voûté.
-Dis, on va sortir avec les filles ce soir, tu vbrunança le jeune homme châtains à ma droite. [/i]
Je me relevai très lentement pour le regarder de façon singulière.
-Pardon?
-Tu as très bien compris ce qu'on voulait dire. On a prévu d'emmener un groupe de filles en ville ce soir pour boire un coup, viens avec nous Sam, relança-t-il aussitôt.
Je constatai avec regret qu'il paraissait vraiment très sérieux, ses yeux lançaient une lueur menaçante, enfin plutôt oppressante. A l'évidence je n'avais plus le choix, dans sa tête la décision de ma présence à leurs côtés était déjà prise depuis bien longtemps.
-Je ne suis vraiment pas du tout intéressé, je dois rentrer travailler, on va avoir un contrôle de physique très bientôt et franchement je ne suis pas du tout au point, soufflai-je en tâchant de me montrer convaincant même si c'était perdu d'avance.
De l'autre côté de moi, une nouvelle main se posa sur mon épaule, voilà Edward qui allait s'y mettre aussi. Par pitié non!
-T'inquiètes pas pour ça, je viendrai t'aider à réviser ce week-end si tu veux. Allez, fait pas ton coincé, si tu viens toutes les filles voudront venir, elles seront vraiment ravies, expliqua-t-il de façon persuasive.
A l'évidence il n'y avait pas d'autres issues, cela pouvait paraître paradoxal pour un jeune de ne pas tenir à sortir, mais moins je me trouvais avec les autres mieux ça allait pour moi. Ce qui ne voulait pas non plus dire que je n'appréciai pas la compagnie, il ne fallait pas s'imaginer que j'étais un garçon associable, et marginal, j'étais tout simplement plus à l'aise lorsque je me trouvais avec un cercle d'amis restreint. Après une longue minute de silence je finis par céder.
-Bon très bien, je vous accompagnerai. Mais ne promettez rien aux demoiselles, je ne compte pas rester longtemps, mes parents  seront sûrement contre le fait que je sorte, répondis-je en cherchant à trouver des excuses pitoyables pour ne pas y aller.
Les deux compères sourirent en chœur ravis d'avoir réussi leur petit coup.

Dernière modification par hikaru552 (2013-06-22 19:56:44)


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#3 2013-06-17 19:17:44

verdana
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Re: ~ Métamorphose ~

Je trouve ça bien . J'ai hâte de découvrir la suite. Pour les fautes je ne vais pas te corrigé
car je suis vraiment nul ! Catitiz_PDT_47  Pas grave si ça prend du temps pour écrire j’attendrais... Catitiz_PDT_14


Je prends pour cible ceux qui ont osé poser ne serait-ce qu'un doigt sur moi.
-Yellow flicker beat- Lorde ♥


Enfin de retour !

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#4 2013-06-18 20:46:56

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Merci beaucoup Verdana ^^
Pour les fautes c'est pas grave, mais si jamais tu en vois, tu peux toujours me le dire, même si c'est pas grand chose :)

Pour le moment je n'écris pas, mais dès que j'ai fini le bac, je m'y remet Catitiz_PDT_12


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#5 2013-06-18 22:38:44

louane74
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Re: ~ Métamorphose ~

C'est un super début hikaru ! Je n'ai pas le temps de regarder les fautes ce soir alors je m'en occuperais demain, OK ?
Pour le nom d'Edward, que penserais-tu d'  Alex, Alexy ou Alois ??


"Imagine un Dalek qui parle comme dans Tomodachi Life ! T'es aussi nul... Qu'une libellule ? Ce s'rait comme si Voldy disait à Harry Potter Tu m'as volé ma Crème Glacée !" M & E
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- Des haricots... Ce serait la fin des Haricots dragon.
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#6 2013-06-18 23:06:00

gothikadoll
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Re: ~ Métamorphose ~

naaaaan pas alois surtout pas

bonne chance pour le bac en tout cas *croise les doigts*


Ouverture d'un forum d'histoires de ma composition. Si vous êtes intéressés passez donc lire ^^
vous cherchez des mâles de certaines couleurs ? venez donc ici
merci de lire les tutos ils ne sont pas là pour rien

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#7 2013-06-20 12:40:35

verdana
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Re: ~ Métamorphose ~

Ouais, bonne chance pour ton bac Catitiz_PDT_22


Je prends pour cible ceux qui ont osé poser ne serait-ce qu'un doigt sur moi.
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Enfin de retour !

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#8 2013-06-21 18:34:50

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Merci les gens ^^ J'a enfin fini, je prévois de faire une petite pause puis je pense me remettre à l'écriture :D

@ louane: merci beaucoup, dès que tu as le temps tu peux regarder ça ne me pose pas de soucis ^^ J'aurais voulu l'appeler Alex, le problème c'est que dans une autre histoire que j'écris j'ai déjà un personnage du nom d'Alex et du coup ça me bloque, je sais pas si je devrais avoir deux Alex >< xD

J'ai mis en ligne la fin du chapitre 2, bon toujours rien de très passionnant, mais normalement d'ici 1 ou 2 chapitres on devrait rentrer dans le vif du sujet :)

Dernière modification par hikaru552 (2013-06-22 20:01:35)


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#9 2013-07-06 16:55:38

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Bon je suis désolée, je fais traîner l'écriture du troisième chapitre...
Je voudrais éviter de vous fragmenter le chapitre en deux, mais je crois que je vais devoir vous mettre le début parce que sinon j'ai pas fini de vous faire attendre ><


Don't take life to seriously !

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#10 2013-07-06 18:00:20

gothikadoll
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Re: ~ Métamorphose ~

bah pas grave prends ton temps au pire tu ne nous feras pas autant attendre que l'équipe de PV XD


Ouverture d'un forum d'histoires de ma composition. Si vous êtes intéressés passez donc lire ^^
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#11 2013-07-12 22:44:16

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Lol ta réponse m'a bien fait rire Gothika. Je trouve ta remarque très vraie, donc drôle mais triste d'un autre côte x)

Alors finalement le troisième chapitre, avec du retard >< Désolée tout le monde.
Donc on commence tout juste à entrer dans le vif du sujet, bonne lecture :)

Chapitre 3:

    -Mais bien sûr que tu peux sortir avec tes amis ce soir. A ton âge il faut en profiter pour s'amuser! S'exclama mon père en me souriant à pleine dent comme pour remuer un peu plus le couteau dans la plaie.
Pourquoi les parents faisaient toujours le contraire de ce qu'on attendait d'eux? Lorsque je n'avais aucune envie de sortir, ils me forçaient la main pour y aller, mais le jour où je leur demandais de sortir avec des amis parce que j'avais vraiment envie d'y aller c'était le refus catégorique. Je n'y comprenais vraiment rien. Seule une question trottait dans ma tête: comment le monde pouvait-il être tordu à ce point?! J'étais donc dans une impasse, non seulement mes amis m'avaient quasiment obligé à les accompagner, mais en plus de cela, mes parents étaient prêts à me mettre à la porte pour que j'aille à cette soirée. Après un long soupir de profond dégoût je me dirigeai vers la porte.
Tout du long que je me préparais à sortir je priais pour que mes parents, me voyant me disposer à passer la nuit dehors, s'opposent vigoureusement à mon échappée. Cependant ma mère m'avait adressé son plus harmonieux sourire, formulant même un commentaire positif sur la tenue que j'avais choisi, et mon père m'avait une fois de plus rabâché les oreilles avec ses histoires de jeunesse, lorsqu'il festoyait tous les soirs. Pour résumer très brièvement ma soirée j'étais rentré rapidement après l'entraînement de basket, me faisant menacer de mort par Léo si jamais je ne venais pas, puis une fois à la maison j'avais rapidement fait mes devoirs, je m'étais douché et changé, et enfin j'avais demander à mes parents si je pouvais sortir et la réponse avait été affirmative. Malheureusement. Il était donc l'heure à présent de subir la torture que me réservaient mes amis. J'imaginai que ça les faisaient bien rire de savoir qu'ils avaient réussi à m'entraîner dans leur manège. Je saluai mes parents, qui souriaient de satisfaction de voir leur garçon partir en soirée comme un adolescent ordinaire, puis sortis à l'extérieur de la maison. L'air frais de ce mois d'hiver me fit beaucoup de bien. Cela eut au moins la faculté de calmer mes nerfs. Il fallait que j'arrive à trouver un moyen pour paraître relativement normal aux yeux des autres, et ce n'était sûrement pas en tirant la gueule que j'y parviendrais. Je me mis en route à travers les rues de la ville, éclairée par des lumières artificielle. A cette heure-ci en hiver ce n'était même pas la peine d'espérer voir un rayon de soleil. La ville serait plongée dans le noir complet si ce n'était pas pour les nombreux réverbères qui se tenaient fièrement dans les rues.
   
    Le bar dans lequel il était prévu de se rejoindre n'était pas très loin de chez moi, environ dix minutes à pieds tout au plus. Il se trouvait sur les abords d'une place décoré d'une belle statue de  cuivre d'un général, dressé orgueilleusement sur son cheval. Moi et Edward avions pris l'habitude de lui dédier notre plus respectueux salut militaire à chaque fois que nous passions devant lui. C'était à la base un pari entre amis qui était ensuite devenu élémentaire. Ce soir là, même sans mon camarade de guerre, je n'échappais pas à la tradition. Je me figeai devant la statue de cet homme qui regardait droit devant lui, je n'aurai su dire quoi, sûrement la victoire qui l'attendait (plus depuis un bon moment si vous voulez mon avis) et effectuais le salut. C'était beaucoup moins drôle sans Ed, le fait d'être planté là comme un idiot à honorer une statue devait être un comportement bien étrange pour la plupart des passants qui se trouvaient sur la place. J'en vins à rire moi-même de ma propre bêtise. Puis sans perdre d'avantage de temps, puisque j'avais déjà au moins un quart d'heure de retard, je m'empressais d'aller rejoindre le bar, «Le Baron Rouge». Quel nom original pour un établissement peint entièrement en rouge! Deux néons jaunes illuminaient l'entrée comme si on se trouvait en plein jour. J'abaissai les yeux pour ne pas en être éblouis puis poussai la porte vitrée. La température élevée me frappa, je fus obligé d'ouvrir mon manteau pour ne pas risquer de prendre chaud. Le temps de jeter un coup d'œil autour de moi, j'avais déjà retrouvé le groupe de mes amis. Il était difficile de rater une bande de jeunes gens qui se fendent la poire et poussent des cris de-ci, de-là. Léo fut le premier à m'apercevoir, d'un geste de bras vif, qui surpris la jeune femme agrippé à son autre bras, l'adolescent m'invita à les rejoindre. Je me dirigeai vers eux, mon manteau à présent posé par dessus mon bras, les deux filles installées sur la banquette où l'on m'avait réservé une place s'écartèrent aussitôt pour me permettre de m'assoire. Je les gratifiais de mon sourire le plus agréable avant de prendre place entre elles. Bizarrement elles semblaient ravies par ma présence, je saluai la petite foule autour de la table. En tout, nous devions être une quinzaine sans doute.
-Tu veux boire quoi? Lança Ed en me lançant un regard sympathique.
Je pense qu'il devait être content de voir que je n'avais pas réussi à me défiler de ce rendez-vous.
-Aucune idée, la même chose que toi, répondis-je aussitôt, en agrémentant ma phrase d'un sourire.
-Ok, je reviens dans une minute, répliqua-t-il en se levant de sa chaise pour se diriger vers le bar afin de passer commande.
Je me retrouvai encerclé par plusieurs fille qui me souriaient délicieusement, je me sentais obligé de leur rendre mon plus doux sourire. Le problème avec tout ça, c'est que l'on entrait dans un cercle infernal: elles étaient contentes que je leur souris, du coup elles prenaient une expression encore plus craquante, et j'étais forcé de leur répondre de mon mieux, jouant avec le charme que je possédais.
-Il paraît que tu as été fantastique aujourd'hui à l'entraînement de basket! Un vrai pro! Déclara d'une voix charmante la jeune femme ravissante qui se trouvait à ma droite.
C'était une fille de ma classe, Laura, une grande adolescente dont la chevelure d'or bouclée tombait en cascade jusque dans le bas de son dos. Très belle. Ses yeux sombres était fixés sur moi, j'étais presque hypnotisé par son regard envoûtant.
-Euh... non, enfin tout le monde a fait de son mieux, c'est tout. Franchement je ne pense pas mériter la qualification de professionnel, je n'ai absolument pas ce niveau, rétorquai-je plutôt gêné.
C'est alors que Léo vint en remettre une couche, car je le soupçonnais d'avoir monté la tête des demoiselles en leur racontant mes «exploits», de façon bien sûr très exagérée.
-Mais ne fait pas ton modeste voyons Sam! Non mais vous l'auriez vu, une vrai bête, il courait partout, bondissait pour attraper la balle, puis marquait des paniers. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi acharné, lança-t-il en m'adressant un large sourire, qui me paraissait bien trop moqueur à mon goût.
Non mais tu me cherches!?!, avais-je envie de lui dire, mais pour paraître normal, il fallait à tout prix que je reste tranquille devant les autres.
-Ahah, rire nerveux totalement pourri, n'importe quoi, j'ai juste joué comme tout les autres, arrête de raconter des idioties Léo!
Avec ces paroles, j'envoyai un regard plutôt clair dans ce qu'il voulait dire à mon ami. Les filles qui s'intéressaient à notre conversation nous regardaient curieusement, elles semblaient avoir du mal à comprendre ce qui se passait entre nous.
-Je ne mens jamais, tu sais bien que je m'efforce de toujours dire la vérité, lança-t-il pour me répondre.
-C'est pas grave, on sait que vous êtes tous les deux très forts. Sam, même si tu ne le penses pas, on voit bien que tu es très doué, nous coupa Laura qui fixait tour à tour, Léo puis moi.
Nous restions silencieux pendant quelques secondes. Elle avait l'air d'en avoir assez de nous entendre nous disputer comme des gamins, c'était pourtant comme ça entre lui et moi. On se cherchait régulièrement ce qui donnait lieu à des querelles futiles. Nous continuions tout de même à nous fixer, un léger sourire aux lèvres, prêt à reprendre si jamais l'autre recommençais.
-Alors Sam, qu'est-ce que tu as prévu de faire ce week-end? Il y a une fête chez moi, tu veux venir? Me proposa la demoiselle qui s'était permis de nous interrompre.
Je fis mine de réfléchir même si je savais très bien ce que je devais faire ce week-end: rien.
-Disons que j'ai deux trois trucs qui devraient m'occuper, mais je pense que je devrai pouvoir passer.
Ce sera un bon prétexte pour ne pas rester des heures et des heures à cette fête, qui promet d'être extrêmement mouvementé, connaissant les habitudes de la jeune femme.
-Il a prévu de s'amuser avec sa copine! Lança Léo, saisissant l'opportunité pour semer la discorde de nouveau.
-Quoi les rumeurs sont vraies?! Tu as vraiment une copine Sam, c'est qui? S'indigna l'adolescente qui se trouvait à ma gauche.
Une jeune femme plutôt petite aux cheveux courts et très sombres, elle me fixait de ses yeux noisettes intrigués.
C'est vrai que j'avais oublié ce qu'on disait à mon sujet, et visiblement ces ragots intéressaient toute la tablée. Chacun m'observait sans ciller avec la même expression qu'un prédateur guettant une faible proie.
-Je vais vous décevoir mais ceci est complètement faux, je n'ai pas de petite-amie, répondis-je dans un soupir.
Il fallait s'y attendre que ce genre de propos n'allaient pas me quitter de si tôt, ils resteraient collés à ma peau pendant au moins quelques semaines.
-Je le savais. Ton cœur est donc à prendre, me dit Laura en m'adressant un clin d'œil espiègle.
Je rougis très légèrement, et détournai le regard rapidement. Cette fille pouvait être aussi adorable que manipulatrice, c'était fou le pouvoir des femmes sur les hommes. J'aurais pu prendre dans la nature l'exemple des mantes religieuses pour illustrer mon idée: les femelles, des créatures redoutables, après s'être reproduits avec un mâle, qu'elles ont sûrement rendu dingue d'elles auparavant, le tuent sans aucun regret puis le dévorent. La force des femmes! Un pouvoir extraordinaire si vous voulez mon avis. Le regard de cette jeune femme me mettait mal à l'aise, elle continuait de me fixer avec un sourire aux lèvres.
-Menteur, qu'est-ce que tu fais toutes les nuits pour être autant fatiguer alors? Recommença un de mes amis du club de basket. Allez dis nous la vérité, avec qui tu t'amuses?
C'est à ce moment précis que Edward décida de revenir avec nos boissons. Il tenait à la main un plateau chargé de nombreux verres et bouteilles de sodas ou d'alcool. Sauvé par le gong comme on dit, quoique ce n'était pas très flatteur pour Ed d'être un gong, un objet large, plat et froid comme le fer...Enfin peut-être qu'on pouvait définir cet instrument de manière positive, n'y avait-il pas dans les croyances un certain pouvoir spirituel pour le gong lorsqu'on le sonnait. N'était-il pas censé éloigner les mauvais esprits? Peu importe, mon ami m'avait épargné un long débat, donc c'était un gong chasseur de méchant esprits.
-Qui veut boire!?! S'écria-t-il avec enthousiasme et d'une voix qui portait à des kilomètres à la ronde.
Ce qui nous fit passer pour des adolescents ivrognes et avides d'alcool pour le reste des clients du Baron Rouge.
-Mon whisky-coca! S'exclama avec émotion Rebecca, la brune à ma gauche, en saisissant le verre qu'on lui tendait.
Edward s'attrapa un tabouret et s'assit à côté de la jeune fille enjouée tandis qu'elle descendait d'une traite sa boisson alcoolisée. Impressionnant. Il était rare de voir une fille de seize ans avec une descente pareille, ce qui lui valut les applaudissements époustouflés des gars du basket. Pour ma part je soupirai de soulagement, je n'aurais pas à mentir pour cacher une fois de plus la cause de mon trouble du sommeil. J'étais un piètre menteur, mais à force de devoir me trouver des excuses (parfois lamentables je dois être franc), j'avais réussi à acquérir un certain niveau dans ce qui était le milieu des cachotteries. Laura dû m'entendre car elle releva la tête vers moi puis la pencha légèrement sur le côté comme pour m'interroger d'un regard intrigué. Je lui adressai un regard calme avant de lui répondre par des mots.
-C'est rien ne t'inquiètes pas...
-Tu t'ennuies avec nous? Demanda-t-elle discrètement pour que personne ne puisse nous entendre.
Je secouai négativement la tête.
-Bien sûr que non, j'aime beaucoup être avec vous, c'est juste que j'en ai marre qu'on raconte des histoires à mon sujet, c'est tout, lui répondis-je doucement.
Elle afficha un petit sourire mitigé mais qui se voulait réconfortant avant de déposer une main sur mon épaule.
-Je comprend, ça ne doit pas être évident. Ne t'en fais plus, je vais me débrouiller pour qu'ils cessent de t'importuner au plus vite.
-Merci, c'est très gentil de ta part, mais je pense que ce n'est pas la peine. Ils trouveront toujours de quoi inventer une nouvelle rumeur, et tu pourrais y être mêler si tu commences à leur en parler, soufflai-je.
Je lui adressai une expression de reconnaissance. Ce n'était vraiment pas nécessaire pour elle de s'en mêler. A mon avis ça aurait été bien pire par la suite. Edward discutait vivement avec les autres mais je le vis me lancer un regard, il observait la main de Laura posé sur mon bras, ou plutôt qui me caressait le bras avec délicatesse. Lorsque nos regards se croisèrent, il afficha une mine heureuse, l'air de dire: cool mec, tu as enfin réussi à te trouver une copine! Cela me gêna et je reportai rapidement mon attention sur la conversation de Léo et ce qui semblait être sa nouvelle petite amie.

    -Merci de m'avoir sauvé tout à l'heure! Lançai-je à Edward tandis que nous marchions dans la rue en direction de chez lui.
Il ne tourna même pas la tête vers moi pour répondre.
-De rien, mais sérieusement je ne vois pas ce que j'ai fait...je suis juste revenu avec nos boissons.
C'était sa version des faits, de mon côté, je savais parfaitement qu'il avait calculé son entrée pour que la conversation qui m'embarrassais stoppe rapidement.
-Si tu le dis. Mais merci encore, j'avais peur de répondre une phrase peut-être un peu trop acerbe.
Il ne me dit rien et continua de marcher, les mains derrière la nuque, une démarche très relaxée mais qui ne paraissait pas du tout adapté à l'ambiance macabre que nous offrait la ville silencieuse plongée dans un noir presque complet. Comme je l'avais dit pour le réverbère en face de chez moi, la plupart des lampadaires du quartier ou mon ami et moi vivions ne fonctionnaient plus très bien. Et aujourd'hui, inutile d'insister, ils ne voulaient pas se mettre en marche. Il faisait donc vraiment très sombre. Je repris la conversation afin d'éviter de me retrouver plongé dans un silence qui ne me plaisait guère.
-Tu sais je m'excuse de t'avoir fait partir à l'avance, je ne voulais pas que tu te sentes obligé de rentrer en même temps que moi.
-Mais ne t'excuses pas, je t'accompagne parce que j'en ai envie. Et puis je commençais à en avoir assez des filles qui ne font que s'intéresser à toi! C'est pas juste la vie pourquoi tu es beau, pourquoi les filles ne veulent que toi? Sniff sniff...Geignit-il faussement triste.
Il soupira lacement avant de tourner la tête vers moi. Je ne put retenir un rire, c'était vraiment une raison stupide pour vouloir quitter une soirée.
-C'est n'importe quoi, sachant que je partais les filles auraient dû reporter leur attention ailleurs, ton argument ne tient pas la route mon pauvre malheureux.
-Parce que maintenant il faut te donner une explication détaillée pour justifier le fait de vouloir te suivre? Demanda-t-il moqueur. Tu ne vois pas que c'est en temps qu'ami que je reste avec toi pour ne pas que tu aies à marcher seul dans le noir, toi qui ne supportes pas ça, s'exclama-t-il de manière très dramatique
-Imbécile, j'ai passé l'âge d'avoir peur du noir. Et puis ta maison se trouve avant la mienne donc je vais forcément avoir à parcourir un bout du chemin seul dans le noir. Dis moi c'est pas plutôt toi qui n'aime pas rentrer seul? Questionnai-je en haussant un sourcil pour le taquiner.
Le jeune homme me montra un grand sourire avant de me saisir le bras dans un geste nerveux.
-Non Sam comment as-tu fait pour découvrir mon plus grand secret?! J'ai peur du noir, et toi preux chevalier tu affrontes l'obscurité pour me ramener chez moi, plaisanta-t-il feignant de jouer une demoiselle en détresse.
Je lui adressa un sourire mi figue mi raisin avant de m'arrêter devant le petit portail en bois peint de couleur rouge de la maison de mon ami.
-Allez bonne nuit mademoiselle la jouvencelle, lâchai-je amusé finalement par la situation.
Edward me donna une tape dans l'épaule avant de me saluer.
-Bonne nuit à toi aussi monsieur le chevalier, rentres sans te faire dévorer par les monstres de la ville.
-Ne t'inquiètes pas, je ne me fais aucun soucis pour cela, répliquai-je avant de reprendre ma route.
Il m'adressa un dernier signe de main avant de retourner dans sa maison, bien au chaud. J'avais hâte de rentrer à présent, la température avait chuté d'avantage avec la nuit et je commençais à avoir sérieusement froid.
J'avançais à une vitesse assez rapide, pressé de me retrouver au chaud.
Des monstres? Franchement Ed avait une imagination débordante ou alors il se foutait de moi...Quoique dans un sens il se trompait vraiment car s'il y avait un monstre ici c'était...Je me figeai tout à coup. Des pas derrière moi. Ils cessèrent lorsque je m'immobilisai. Étrange, vraiment très étrange. Je fis mine de regarder mon portable et de taper un sms pour ne pas donner l'impression de me douter de quoique se soit. Puis après trente secondes je repris ma route. Mais cette fois-ci je ne marchais plus vers chez moi, c'était trop facile de ramener un poursuivant jusqu'à l'endroit où je vivais. Il ne lui suffirait plus qu'à revenir un autre soir pour s'occuper de ce qu'il avait à faire. Et puis, je ne voulais pas non plus être paranoïaque, donc autant m'assurer que l'individu qui marchait derrière moi était bien en train de me prendre en filature. J'avais donc opté pour suivre une route totalement déserte, qui était réputée pour ne jamais voir de monde. S'il me suivait à travers ce chemin j'en aurais le cœur net, il me traquait! Je continuai ma route, faisant mine de rien, mais les pas se faisaient toujours entendre derrière moi. Je commençais à paniquer légèrement, à cette heure-ci ce n'était pas une gamine des scouts qui voulait me vendre une boîte de cookie, non ça me paraissait trop invraisemblable. La personne qui me poursuivait ne souhaitait sûrement pas mon bien. Une poussé d'adrénaline et j'étais en train de courir, courir pour ma vie (c'est peut-être légèrement exagéré mais à ce moment là je le croyais vraiment!). Je zig-zaguait au hasard, tournant en rond dans le dédale des rues de la ville, et les pas se perpétuaient à l'infini derrière moi, jamais ils ne s'arrêteraient. De plus, j'avais maintenant l'impression que l'individu n'était plus seul, il y avait trop de bruit pour que ce soit une seule personne. La fête finissait en cauchemar. Ce n'était absolument pas le genre de soirée que j'avais imaginé, certes je la pensais ennuyeuse, et agaçante, mais certainement pas mortelle. Je ne pouvais pas rentrer chez moi, ils me suivraient jusque là. Ma seule option était de tenter de les semer, de me cacher, et d'attendre qu'ils décident d'abandonner ma poursuite. Ça pouvait peut-être marcher! Il fallait que j'essaie une option de toute façon. Je puisais au plus profond de moi-même pour trouver la force de sprinter encore plus vite. Et un miracle se produisit, je parvins à accélérer plus encore et prendre de l'avance sur les traqueurs!


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#12 2013-07-13 00:22:43

gothikadoll
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Re: ~ Métamorphose ~

effectivement c'est un gros chapitre ^^
j'aime bien les parents typiques
"je peux y aller Catitiz_PDT_22 "  "nan"
"y'a machin qui m'a invité Catitiz_PDT_20 " "ok vas-y amuse toi bien ^^"


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#13 2013-07-20 20:09:25

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Oui c'est ça xD C'est des parents quoi Catitiz_PDT_26
Je suis en cours d'écriture du chapitre suivant, mais je pars bientôt en vacance donc je risque de vous faire patienter un moment encore...


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#14 2013-07-20 20:20:29

gothikadoll
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Re: ~ Métamorphose ~

pas de soucis si jamais on patientera ^^


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#15 2013-08-06 18:34:45

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Nouveau chapitre =D Une révélation vous attend :)
J'espère que ça plaira ^^

Chapitre 4:
   
    J'étais caché derrière les bennes à ordures qui se trouvaient en face de chez moi. Pour une fois j'étais soulagé que le réverbère ne fonctionne pas sinon mes poursuivants n'auraient eu aucun mal à me découvrir. Mais dans l'obscurité la plus totale, impossible de discerner ma silhouette tremblante. C'était une chance inouïe que j'ai pu m'élancer encore plus vite, merci les entrainements de basket. En tout cas je n'entendais pratiquement plus les bruits de pas qui m'avait suivi précédemment. Seul de temps en temps un martèlement de sol se faisait entendre, mais à des rues de là. Ce qui signifiait sûrement pour moi que j'étais sauvé des individus qui me poursuivaient. Cela avait été très étrange. J'avais couru plus vite, mais leur halètement et leurs râles gutturaux ne m'avaient pas quitté pendant au moins un bon quart d'heure, après cela la situation avait radicalement changé. Je me demandais vraiment qui pouvait être ces gens ou ces créatures étranges qui voulaient s'en prendre à moi. Je n'étais pas certain de ce qui m'avait suivi cette nuit. Les créatures étaient généralement inoffensives, mais parfois quelques unes d'entre elles devenaient affreusement cruelles et sanguinaires. Finalement, je me retrouvais le cœur battant, à l'abri des poubelles dont le contenu vidé par le chien errant avait été en partie ramassé. D'ailleurs en parlant de lui, il était là lui aussi...Enfin ce sale clebs puant c'était moi! Mince!!! Ce n'était pas possible qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour me retrouver dans un état pareil. J'étais vraiment pitoyable. Mon corps était recouvert d'une fourrure sable voire caramel entremêlée et très sale. Mes yeux sombres scrutaient le moindre recoins autour de moi. Je frissonnais la queue entre les jambes, incapable de reprendre le contrôle sur mes émotions. J'étais bien trop terrorisé. Ce qui expliquait sûrement le comment du pourquoi de cette transformation soudaine. Il était vrai que lorsque je  me trouvais emparé d'une émotion trop forte je me transformais, et la peur que j'avais eu lors de ma traque avait dû susciter tout cela. Quelle veine!

    Je m'excuse ce n'est sûrement pas très clair pour les autres, je vais donc éclaircir quelques points pour vous. Je suis ce que l'on peut appeler un morpheur, c'est à dire une créature qui peut prendre l'apparence des êtres vivants à volonté. Du moins lorsque ce pouvoir est maîtrisé correctement ce qui n'est absolument pas mon cas. Moi qui souhaitait morpher en berger allemand ou en beau labrador c'était un échec pâtant. J'avais seulement pu imiter l'apparence grossière d'un cabot miteux. Mais je pourrais m'en contenter puisque j'étais hors de danger grâce à cela. En tout cas j'étais très différent des autres êtres humains qui étaient pour la plupart normaux. En effet car notre monde peuplé d'hommes très simples dans ce qu'ils étaient, était aussi peuplé par des créatures magiques ou des monstres, cela dépendait essentiellement du point de vue, l'un plus flatteur que l'autre. Caché parmi les hommes résidaient des fées, des elfes, des morpheurs, des sorcières, des mages et la liste était encore longue. Toutes les créatures qui avaient su s'adapter aux exigences humaines avaient survécu. On m'avait bien raconté des légendes sur les centaures mi-homme mi-chevaux, ou les sirènes, mais ces créatures trop singulières avaient été exterminées tout comme les dodos parce que les hommes ne les respectaient pas assez. En tout cas les créatures avaient compris la leçon et s'étaient très vite adaptées au mode de vie humain. Maintenant nous nous fondions tous très bien dans la population. Tout ce monde était très particulier mais pas forcément une menace pour les hommes, cependant ceux-ci ne l'entendaient pas de la même oreille. La différence gêne. Et c'était bien le cas de figure ici.
    Mes parents avaient du mal à expliquer ma naissance, tout deux étaient normaux, mais moi non. Bien sûr le médecin leur avait fait remarquer la particularité de mon regard argenté, mais tous avaient simplement cru à une mutation génétique bien particulière. A peine une semaine après ma naissance j'avais morphé en un chaton qui était juste passé devant la fenêtre m'avait on raconté. Peter et Sylvie avaient tout deux été extrêmement surpris de voir leur fils miauler puis effectuer seul sa toilette. On pouvait comprendre, ce n'était pas tous les enfants qui se transformaient en animaux lorsqu'ils en voyaient un. Ils n'y avaient pas cru, mais au moment où j'avais repris ma forme humaine il n'y avait plus de doute: Sylvie avait accouché d'un monstre. Car je voyais les choses comme ça. Un couple parfaitement heureux, normal, attendait un enfant lui aussi humain comme eux, seulement la jeune femme avait donné vie à un garçon qui pouvait changer d'apparence en un clin d'œil. La nouvelle était arrivée comme une grande surprise, mais très rapidement ils avaient accepté ce que j'étais, et s'étaient jurés que quoiqu'il arrive, ils voulaient que je vive comme tous les autres. Ils ne souhaitaient surtout pas que je sois traité différemment à cause de ce que j'étais. Mes parents m'avaient accepté pour ce que j'étais, et ils me démontraient tous les jours qu'ils n'avaient aucun regrets, vraiment aucun à ne pas m'avoir abandonné au fond d'un bois à la naissance pour être mangé par les loups (je leur avais souvent dit qu'ils auraient été bien plus heureux s'ils avait fait ce choix là). Donc, voilà le monstre que j'étais. Un être vivant qui changeait d'apparence aussi facilement qu'il changeait de vêtement. Bien sûr c'était théorique, généralement les morpheurs y arrivent très bien, mais n'étant pas né dans une famille de créatures personne n'avait pu m'apprendre. Je me retrouvais à essayer de comprendre seul ce qui m'arrivait et le fonctionnement de mon pouvoir. J'ai vraiment beaucoup de mal. Lors d'émotions très fortes je ne peux pas m'empêcher de me transformer, ce qui m'avait causé pas mal de soucis durant l'enfance, et de ce fait j'avais déménagé quelques fois. Les autres enfants ne m'appréciaient plus lorsqu'ils voyaient le véritable moi. Mes yeux aussi avait causé pas mal de troubles jusqu'à mes lentilles, on n'apprécie pas la différence. J'arrivais à présent un peu mieux à me contenir, ce qui évitait de devoir déménager. Sinon il m'était impossible d'imiter l'apparence humaine, j'étais bien trop inexpérimenté, donc l'illusion ne passait pas auprès du public. Par contre, les animaux, ça ils n'y voyaient que du feu, donc j'en restais à ce domaine précis. Mais j'avais du mal à prendre la forme que je désirais, souvent cela se résultait en quelque chose d'imparfait, que je n'avais pas voulu...

    Concernant les autres créatures, souvent leurs caractéristiques se passaient de génération en génération. Ils vivaient en famille. Je me coupais beaucoup de ce monde bien différent de la vie d'adolescente tranquille que je coulais ici. Être différent, ce n'était pas facile à vivre. Surtout pendant les années adolescente! Il suffisait de voir comment les groupes d'ados "cool" traitaient ceux qu'ils jugeait moins "cool" parce qu'ils n'écoutaient pas la même musique, ne s'habillaient pas en suivant la mode, ou simplement étaient physiquement moins attrayant. C'était un enfer à vivre, alors autant ne pas se démarquer, ou le moins possible. Pourtant les créatures magiques elles arrivaient parfaitement à mener une double vie en résidant dans le monde humain, et en préservant leur identité magique auprès de la société de leur espèce. Certaines de ces créatures se réunissaient pour des évènements, c'étaient le moment de rencontrer des gens comme eux (et moi bien sûr...). Tout ça était évidemment des évènements très secret dont seuls une poignée d'élus pouvait y assister. Les créatures n'étaient pas folles au point d'inviter des humains à venir festoyer avec elle. C'étaient des rendez-vous très important pour les gens de mon espèce, c'est à dire magique, car dans un monde humain mieux valait avoir des connaissances multiples et bien placé ainsi que des alliance afin de faire face aux nombreuses menaces du monde.
    J'avais déjà visité une ou deux foires. Mes parents, je ne sais pas vraiment comment, avait réussi à trouver la trace de mes semblables magiques. La première fois à six ans, mon père m'avait accompagné. Le souvenir reste gravé en moi. Je lui tenais la main si fort que son sang ne passaient plus jusqu'au bout de ses doigts. Tout ça était si nouveau pour lui ou moi. Nous marchions parmi les étales des sorcières, fées et magiciens qui vendaient des articles en tout genre. Chaudron magique, potion empoisonnée ou bien filtre d'amour, porte-bonheur, porte-malheur, animaux de compagnie magiques... Il y avait de tout, c'était un univers fabuleux. Un univers très spécial car il n'était plus question de se cacher: les fées dévoilaient leurs ailes translucides aux reflets de couleur arc-en-ciel pour les plus belles ainsi que leur cheveux pastel rose, bleu, ou violet (on trouvait de tout). Les sorcières et les mages avaient sur eux leur attirail magique, et non ils n'étaient pas habillés avec des bonnet crochu et de vieilles robes noires, mais respectaient leur style particulier dans des vêtements modernes. Personne ne semblait être dans la crainte. J'imagine que c'est sans doute parce que si jamais un humain avait découvert ce spectacle sans raison valable ils étaient en mesure de le faire taire à jamais. En tout cas c'était vraiment un moment très spécial, surtout ma première rencontre avec un morpheur expérimenté! Le seul hic, était la présence de mon père simple humain à mes côté. C'était très mal passé auprès des autres, je n'avais jamais, au grand jamais retenté l'expérience. Les regards des sorcières et mages des étales m'en avaient absolument dissuadé. Ils n'étaient pas agressifs, ni méchants. Les créatures ne sont pas violentes, enfin disons que comme les hommes il y en a des bonnes et aussi des méchantes. Cependant on pouvait lire dans leur yeux le doute, la crainte que cet humain se révèle dangereux car son fils était une créature et qu'il était donc forcément dans la confidence.
    La deuxième fois à douze ou treize ans, je ne sais plus trop, j'étais retourné à la foire spéciale potion tenu par les sorcières et les magiciens. Très bien organisée à l'abri des regards humains. Mais rencontrer d'autres personnes comme moi n'avait pas réussi à m'aider, cela m'avait plutôt déprimé quand j'avais finalement compris que jamais je ne pourrais être réellement humain. Alors j'avais complètement coupé les ponts avec le monde magique. Je n'étais jamais retourné à un autre rassemblement, ou même essayé de trouver une autre créature magique. Je me satisfaisais de ma vie "banale" de jeune lycéen.

    Il y avait pas mal d'interrogations autour de ma naissance. Peter, mon père était chercheur. Il avait discrètement pu mener quelques recherches au sujet des créatures, et en particulier des morpheurs. Il avait conclu que lui et sa femme devaient avoir des ancêtres magiques, mais qui au cours du temps, à force de se mêler aux humains et d'avoir des enfants avec eux, avaient perdu le pouvoir de leur patrimoine génétique, qui ne s'exprimait plus. Moi, parait-il, que j'avais eu la chance d'avoir les bons gènes de ma mère et les bons gènes de mon père. Une chance? Tout était question du point de vue une fois de plus. Pour moi c'était plutôt une sorte de malédiction. En tout cas j'avais hérité du don caché de mes ancêtres ce qui était fantastique d'après mes parents. La deuxième chose que mon père avait découverte était que les morpheurs étaient d'après lui, un dérivé du loup-garou. Il pensait que ces créatures avaient évolué afin de mieux pouvoir s'adapter aux situations qu'ils auraient à affronter, et le résultat de leur évolution était qu'ils pouvaient à présent se transformer non seulement en loup, mais en tout plein d'autres choses vivantes. Une hypothèse intéressante, mais qui permettait peut-être d'expliquer pourquoi on ne trouvait pas de loup-garou parmi les créatures. Ou alors ils avaient peut-être eux aussi été exterminés par les hommes. Personne ne pourrait vraiment savoir pour le moment.
   
    Je vous ai donc résumé la situation assez brièvement. Mais ce n'est pas non plus comme si je pouvais réellement vous parlez du monde auquel je me rattache vraiment. Je le fuis de tout mon être alors, je ne le connais pas, comme tout bon humains. C'est extrêmement lâche de ma part bien sûr, mais ça me convient. Donc revenons à la situation actuelle dès à présent.

    L'aube commençait tout juste à poindre quand le cabot maigrelet que j'étais fini par  se décider à sortir de sa cachette. Craintivement je filai en direction du haut portail que je longeai, tout en continuant le long du muret qui gardait notre jardin. Je me faufilai entre un fin interstice entre le mur et la clôture en bois du jardin voisin. J'avais comme l'impression que le saut pour parvenir à rentrer chez moi serait impossible. Je devais faire tout juste 45 centimètres au garrot. Mais il fallait essayer, ici ce serait assez discret pour que personne ne me remarque. En vitesse je ressortis de ce chemin étroit pour retourner derrière les poubelles. J'y avais laissé mes vêtements. Je saisis le tout dans ma gueule puis après un coup d'œil attentif couru de nouveau jusqu'au mur. J'avais réussi à prendre un peu d'élan. L'impulsion fut plus puissante que je le pensais, ce chien était plutôt doué en fait, sa détente était parfaite, je parvins sans problème à me hisser au sommet du mur. Impressionnant! Malgré son apparence grossière ce sale chien était habile de ses pattes, la vie dure qu'il menait avait dû lui apprendre à se servir de ses capacités au mieux. Peut-être que si j'avais moi même était obligé de frôler la mort régulièrement je maitriserai mon pouvoir...Enfin, me voilà dans mon jardin trottinant dans la pénombre jusqu'à la porte. Personne. La rue déserte. Le quartier silencieux.  Mais impossible d'ouvrir la porte comme ça. Comment faire...Peut-être si je passais par la petite fenêtre du garage...C'était la seule solution qu'il me restait car aboyer devant la porte en espérant que l'un de mes parents m'ouvre n'était pas jouable. Tout d'abord cela attirerait l'attention, et puis ce serait étrange de les voir avec un chien un matin, puis l'après-midi plus de bête pour nos voisins. Ensuite, ils s'inquièteraient vraiment pour moi parce que je n'étais pas rentré de la nuit, or s'y j'arrivais à me glisser en douce dans la maison ce serait du ni vu ni connu. Je fis le tour de la maison pour arriver près du garage. La fenêtre coulissante n'était pas large, seulement 60 centimètres de long pour 30 centimètres de large, et puis elle se trouvait à 1 mètre 60 du sol. Je levai ma tête de chien vers mon passage avant de les baisser de nouveau vers le mur. Heureusement que mon père n'aimait pas ranger ses affaires, des cartons remplis de ses affaires se trouvaient juste sous la fenêtre. Ma mère l'avait plusieurs fois sermonné pour qu'il s'en débarrasse mais il avait simplement tout sorti du garage et posé là. J'avais de la chance, quelques bonds me suffiraient à gravir le monticule, et puis je serai à la bonne hauteur pour tenter d'ouvrir la fenêtre avec mes pattes malhabile de chien. Ne pas avoir de pouces opposables, ça limitait tout de même le nombre de choses qu'on pouvaient faire avec ses mains ou pattes dans mon cas. Je repris un peu d'élan avant de me hisser au sommet des carton, c'était toujours aussi facile avec ce corps agile. J'étais arrivé face à la fenêtre que je fixai le carreau plein de poussière. Mon père ne semblait pas avoir verrouillé le loquet, il oubliait souvent mais personne n'aurait l'idée de tenter de rentrer par là. Je grattai le verre sale avec ma patte, cela crissa légèrement. Je recommençai jusqu'à ce qu'un petit coulissement se produit. Encore une ou deux fois et je pourrais m'y glisser. Une ouverture de quelques centimètres me permit d'y glisser mon museau pour ouvrir complètement la fenêtre, j'avais réussi à me "creuser" un passage jusqu'à la maison. Le sol se trouvait plutôt loin mais il était dégagé donc je pouvais me permettre un saut moyennement contrôlé. Dans une dernière impulsion je me jetai vers le par terre. J'étais enfin de retour dans la sécurité de mon foyer, et ce juste à temps car mes poils de chien disparaissaient pour que je retrouve mon corps d'homme. J'avais eu  de la chance pour beaucoup de chose ce matin, j'espérais que cela n'annonçait pas une catastrophe bien plus grande qui m'attendait. Je me retrouvais de nouveau humain comme si rien de tout cela ne s'était produit, quoique j'étais dénudé donc ce que j'avais vécu ne pouvait pas être un rêve, je m'étais réellement transformé durant une poursuite effrayante. En vitesse je m'habillai avant de me diriger vers la porte qui menait à l'intérieur. Il était encore tôt, personne ne serait debout, donc personne ne saurait pour ma nuit dehors.


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#16 2013-08-06 18:58:12

gothikadoll
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Re: ~ Métamorphose ~

les transformation dans la panique ne sont jamais très glorieuses chez les skinwalkers XD


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#17 2013-08-06 19:07:17

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Je ne connais pas skinwalkers, que es? Catitiz_PDT_19


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#18 2013-08-06 19:16:10

gothikadoll
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Re: ~ Métamorphose ~

ce que tu appelles les morpheurs sont dans la mythologie amérindienne des skinwalkers ou "marcheurs de peau" des êtres magiques capables de se métamorphoser en animaux (prendre une autre apparence humaine par contre j'ai pas le souvenir)


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#19 2013-08-06 19:20:35

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Ah d'accord, je ne savais pas. Merci pour l'info ^^
Et oui les transformations dans la panique ne sont jamais très glorieuse, surtout lorsqu'on ne maîtrise pas du tout son pouvoir xD


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#20 2013-08-19 16:11:16

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Coucou,
Je vous présente un nouveau personnage avec ce nouveau chapitre. Ce n'est pas exactement la même personnalité que Sam, j'espère qu'il vous plaira tout de même.
Je pense que ce sera le dernier chapitre que je pourrais poster ces vacances d'été, après cela avec mon entrée en école préparatoire j'imagine que ça va être un peu plus galère de continuer. Mais bon si vous avez la patience d'attendre, j’essaierai de continuer ^^

Chapitre 5: Anonyme


    Il faisait affreusement froid cette nuit là. Cela faisait des heures que j'attendais et que rien ne se passait. Absolument pas un chat dans la rue! J'en avais assez de tout ça, c'était long et ennuyeux à mourir, j'avais connu bien mieux comme occupation. En plus de cela l'immeuble en construction, dont seule l'infrastructure en béton existait, dans lequel je m'étais installé n'était pas du tout agréable. J'avais mal à force d'être assise sur le sol dur. D'un bond je me relevai et fis quelques pas pour me dégourdir les jambes dont les fourmis s'étaient emparées. Après mon petit manège je me figeai pour regarder la ville que je surplombais. Dans le coin il n'y avait pas de hautes constructions, donc en étant seulement au huitième étage je surplombais tout le quartier plongé dans l'obscurité. Après un étirement ou deux pour soulager mes articulations endoloris je croisai les bras devant moi et continuai d'observer le monde endormi...d'un ennui...Un profond soupir s'échappa de ma gorge quand soudainement du mouvement fit son apparition à 15 heure. Dans un mouvement plus que rapide je me plaquais au sol, allongeant de nouveau mon corps contre le béton glacial de la structure du bâtiment. Je saisis la lunette du sniper et la braquai dans la direction qui m'avait intrigué. Par pitié que se soit ce que je cherchais car dans le cas contraire je serai contrainte de rester encore plus longtemps ici! Mon arme puissante et mortelle était dirigée droit sur le coin dans lequel se passait l'action. Un sourire s'était dessiné sur mon visage en apercevant le mouvement mais très vite il disparut lorsque je constatai qu'il ne s'agissait pas de ce que je cherchais. Il s'agissait seulement d'un groupe de jeunes femmes qui marchaient dans la rue en rigolant, l'une d'elle zigzaguait à la manière des gens ivres. Sûrement la fin d'une soirée entre filles. Soupir. Pour ma part, cela faisait longtemps que mes soirées ne consistaient plus à faire la fête entre amie, à vrai dire étais-je déjà sortie avec des amis?...Ah si, il y avait trois ans et de nombreux kilomètres qui me séparaient de cette époque. Bref, là n'était pas la question. J'avais du travail qui m'attendait. Travail que je devais effectuer avec beaucoup d'attention. Je me concentrai de nouveau sur la lunette grossissante pour sillonner du regard les rues de la ville, toujours désertes. Cela commençait à sérieusement m'intriguer, on m'avait pourtant dit que ce que je cherchais se trouvait ici. Bizarre. Je me redressai légèrement, posant les coudes au sol et soutenant ma tête de mes mains. Un vent froid se leva et fit voler mes cheveux rendus noir sous le regard de la nuit. Je réprimai un frisson qui me parcourait le corps. L'atmosphère était plutôt inquiétante, digne d'une histoire d'horreur. La brise fraîche agitait les chaînes qui étaient accrochés à certain endroit du bâtiment, le cliquetis du fer était à glacer le sang, semblable aux chaînes qui suivent les fantômes. Et puis dans la nuit on ne voyait rien, quelqu'un aurait facilement pu sortir de l'ombre sans que je ne m’en aperçoive et aurait pu me pousser dans le vide. Je regardai de nouveau la distance qui me séparait du bord, moins d'un mètre, voire seulement la moitié. Une opportunité facile pour me tuer. Soudainement un bruit derrière moi attira mon attention. Était-ce quelqu'un venu profiter de ma vulnérabilité pour en finir? J'eus tout juste le temps de repérer la provenance des sons qu'une ombre silencieuse glissait sur moi poursuivant sa route vers le fond du bâtiment. Pas un bruit puis le cri d'agonie d'un animal mourant et de nouveau de silence. J'observais avec beaucoup d'attention l'endroit où tout cela s'était produit. Après un moment à entendre des petits craquements et d'autres choses assez désagréables, deux yeux jaunes assez grands se tournèrent vers moi. Ils reflétaient la lumière de la ville. La créature cligna des yeux avant de s'avancer à une allure étrange. Plus de peur que de mal, ce n'était rien d'autre qu'un animal, pour être précise un hibou moyen duc d'une beauté fascinante. L'animal n'était pas bien grand, aux alentours de 40 centimètres environ. Sa démarche était digne comme celle de tous les prédateurs de la nuit. De belles plumes beiges - rousses -entouraient ses yeux arrangées comme un disque sur son visage. Ses aigrettes dressées sur le crâne comme deux oreilles, il venait vers moi en faisant des petits bonds, fermant ses paupières à chaque fois, puis quand il ne fut plus sous le couvert de l'obscurité, il marcha en se dandinant à droite à gauche pour accompagner chacun de ses pas. C'était un animal fantastique. Les oiseaux de proies étaient fascinants, sans doute car ils m'étaient semblables, à guetter longuement leurs proies pour ensuite se fondre sur elles. Avant que les victimes n'aient eu le temps de réaliser ce qu'il leur arrivait, elles avaient déjà passé l'arme à gauche. Le moyen duc était maintenant tout proche de moi, on se fixait droit dans les yeux chacun s'analysant de son côté. Finalement personne ne représentait une menace alors le hibou coucha ses aigrettes sereinement avant de s'installer à un mètre de moi comme pour me tenir compagnie. Je sifflotais pour tenter de lui parler, chose que je faisais beaucoup avec les oiseaux. L'animal tourna la tête avant de répondre par un ululement. Puis le monde se fit de nouveau très calme et il se mit à arranger ses plumes tranquillement. J'avais donc sans doute juste entendu un rongeur que ce prédateur avait ensuite dévoré rapidement. C'était rassurant car mieux valait passer inaperçu lorsque l'on faisait un boulot comme le mien.

    Les heures passaient et toujours rien, à croire que l'on m'avait menti.  Mon camarade maître hibou était lui aussi parti après être resté longtemps auprès de moi. J'allais devoir abandonner pour cette nuit et revenir demain. Je m'étirai une fois de plus avant de me redresser en position assise pour ranger mon matériel. Une caisse semblable à l'étui servant pour stocker des documents de bureau se trouvait derrière moi, je le rapprochai avant d'entamer le démontage du sniper pour le remettre à sa place. Par habitude, cela ne me prit pas bien longtemps. Je gardais en main la lunette afin de jeter un dernier coup d'œil au quartier. Rien. Bon et bien voilà une nuit de perdue. Je me relevai avant de ranger le dernier objet dans la boîte. Je devais déposer la caisse au rez-de-chaussée on m'avait dit que l'on viendrait la récupérer et la faire disparaître à 6 heure du matin. Je descendis donc sans prendre les escaliers, bondissant par les trous qui n'avaient pas encore étaient comblés ce qui me fit gagner pas mal de temps. J'arrivai à destination et entreposai mon paquet sous une bâche où se trouvait du matériel de construction. J'étais maintenant soulagée d'un poids mais clairement agacée d'avoir perdu toute une nuit. Enfin, cela arrivait parfois. Il faisait encore très noir, il ne devait pas être plus de 5 heure du matin. Je sortis du chantier discrètement, aussi silencieuse que le hibou qui m'avait rendu visite. Même si je n'étais plus en position d'avantage pour rechercher ma cible, j'allais me promener un peu dans les rues dans l'espoir de la croiser. Tout était toujours très tranquille, parfois quelques chats se battaient dans une impasse créant un raffut pas possible mais qui ne durait généralement guère longtemps.
    Je me laçais très vite de cette traque vaine, et j'étais sur le point de rentrer lorsqu'une ombre défila sur un mur. Je cru d'abord qu'il s'agissait de mon imagination ou même d'un matou qui jouait plus loin, faisant du bruit, mais non la silhouette appartenait bien à un humain. Et puis le plus fantastique était qu'elle ne relevait pas de mon imagination puisqu'elle venait de réapparaître. En un éclair je me plaquai contre la paroi d'un bâtiment pour me fondre dans la nuit. La personne continuait sa route tranquillement, elle passa devant moi sans remarquer ma présence. C'était un homme âgé d'une trentaine d'année. Il avait les cheveux vraiment très court et une petite barbichette. Les descriptions qu'on m'en avait faites étaient spectaculairement précises. Malheureusement pour lui il se rendait vers un coin désert, et je ne ratais quasiment jamais les tâches que l'on me confiait. Toujours à pas de loup je me détachai du mur pour le suivre, entre temps j'avais saisi mon revolver et le tenait fermement prêt à l'usage, jusqu'à faire un pas bruyant pour qu'il me remarque. L'homme se figea sans que je n'aie besoin de parler.
-Les mains en l'air si tu tiens à ta vie, déclarai-je d'une voir autoritaire mais pas trop forte pour garder une certain discrétion. Au moindre bruit trop remarquable de ta part, tu meurs compris?!
Il resta immobile, sa respiration légèrement plus rapide, cela témoignait de son anxiété. Au moins il ne semblait pas vouloir m'opposer de résistance. Je m'avançai dans sa direction de quelques pas jusqu'à me retrouver tout près de lui. Mon arme lui effleurait le dos ce qui accéléra d'avantage sa respiration. A chacun de ses souffles chauds, de la buée se formait devant lui, j'aurai pu faire une moyenne par minute si j'avais voulu, je rigole bien sûr, qui s'amuserait à faire ce genre de choses dans une situation pareille? Moi peut-être.
-Je cherche quelque chose, tu pourrais peut-être me renseigner? Demandai-je en soufflant dans sa nuque pour le stresser un peu plus.
J'étais cruelle, ce jeu avait le don de m'amuser.
-Je ne vois pas de quoi tu parles, je ne comprends pas du tout ce que tu veux dire, lâcha-t-il d'une voix inquiète.
-Attention, je sens que tu mens, tu ne voudrais pas que ma main glisse accidentellement sur la gâchette...dis-je toujours en murmurant pour caresser sa peau de mon souffle, je titillais aussi le milieu de son dos avec mon revolver.
L'homme tressaillit en sentant l'arme tout contre lui.
-Du calme, du calme. Si tu es sage tu resteras en vie.
-Je ne crois pas du tout ce que tu dis. Tu n'es qu'une folle! Je ne peux pas t'aider, marmonna-t-il en colère, sans doute frustré et apeuré de ne pouvoir fuir.
Un rire s'échappa tout seul de ma gorge. Quelle bonne blague, il se moquait clairement de moi.
-C'est vrai, niveau confiance tu ne peux pas savoir si je tiendrais parole. Mais en même temps c'est ta seule option à moins que tu ne préfères une mort plus qu’immédiate. Par contre quand tu dis ne pouvoir m'aider je crois que ce n'est pas tout à fait juste.
J'étais certaine qu'il savait ce que j'étais venue chercher, une personne ignorante n'aurait eu la même réaction que lui. Je posai ma main libre sur son épaule et me collai à lui pour le mettre de plus en plus mal à l'aise.
-Je perds rapidement patience, tu ne voudrais pas que je me crispe? Lui annonçais-je, suggérant que mon doigt pourrait appuyer sur la gâchette par inadvertance.
L'homme secoua doucement la tête, sa joue caressa la mienne qui n'était qu'à un centimètre de la sienne. Il sursauta, se rendant compte à nouveau de la proximité dans laquelle nous étions, ainsi que l'étau qui se refermait peu à peu autour de lui.
-Même si j'avais ce que tu voulais je ne te le donnerai pas! Il en va de mon honneur, je ne suis pas un traître, glapit-il sur la défensive.
Mais je voyais bien par ses réactions qu'il serait prêt à négocier pour sa vie. Je reculai alors d'un pas pour le laisser respirer, il semblait s'être mis en apnée depuis que mon corps et le sien ne formait plus qu'une silhouette dans le noir de la nuit. Mon revolver était toujours collé dans le bas de son dos prêt à l'usage. S'il ne voulait pas coopérer gentiment j'allais devoir lui forcer un peu la main. D'un mouvement brusque et assez brutal je le projetai à terre devant moi. Il tomba sur les genoux, lâchant un soupir de douleur, heureusement pour lui qu'il avait de bons réflexes car il empêcha son visage d'aller marquer le goudron de la route.
-Bien, bien, bien, monsieur va-t-il être un peu plus sympathique à présent? Demandai-je en regardant la personne soumise à mes pieds.
Il ne retourna pas la tête pour me répondre, mais je pouvais constater que de nombreux tremblements spasmodiques traversaient son corps entier. J'espérai qu'il n'allait pas faire un arrêt cardiaque sous mes yeux, cela serait mauvais pour mes affaires...quoique, j'économiserai une balle de cette façon. Finalement on pouvait trouver du bon partout.
-Toujours muet, c'est vraiment fâcheux..., soupirai-je avant de lui donner un coup de pied dans les côtes afin de le faire se retourner face à moi.
L'individu laissa de nouveau échapper un grognement de douleur cette fois-ci un peu plus bruyant. Il se retrouvait sur les fesses, se soutenant un peu plus droit grâce à ses bras sur lesquels il prenait appuie. Ses jambes étaient pliées d'une drôle de façon, mais peu importe, son confort ne me préoccupait guère.
-J'ai besoin d'un document, tu sais, un petit papier que quelqu'un t'a donné. Il contient des informations très précieuses, comme par exemple la ville dans laquelle je pourrais trouver la prochaine personne qui m'intéresse, lâchai-je en ne détournant pas les yeux de son visage affligé par la peur.
Il dévia les yeux vers un côté de la rue puis l'autre, il recherchait un sauveur vainement, personne ne viendrait le retirer de mes griffes. Le piège mortel se refermait à présent plus rapidement qu'il ne l'aurait cru.
-Je...je..., il marqua un arrêt qui dura au moins une minute avant de déclarer d'une voix forte, je ne dirai jamais rien à quelqu'un comme toi!
L'homme agrémenta sa remarque d'un délicieux crachat qui vint m'atteindre dans la cuisse droite. J'étais à présent dans une humeur très mauvaise pour sa survie.
-Très bien, tant pis pour toi. Ta fierté t'emportera dans ta tombe! Dis-je avec violence.
Mais il avait sans doute raison de ne pas se livrer, à l'évidence je ne l'aurai laissé repartir, donc ainsi il préservait son orgueil, ce qui était peut-être une bonne chose: il ne mourrait pas en traître. Son regard se braqua sur le mien, nous nous dévisagions pendant une dizaine de seconde. Il pouvait lire en moi la détermination sans faille qui me pousserait à l'achever, et moi je voyais son contentement de ne pas désobéir accompagné par le dégoût de mourir de la main d'une fille soit disant «comme moi». De notre conciliabule muet résulta la décision que nous primes ensemble quant au moment où il ne serait plus de ce monde. Prêt à disparaître il ferma les yeux. Le coup partit rapidement. Il traversa la nuit d'un cri aigu et déchirant. La balle atteint la cible en plein dans le crâne. Une mort rapide et douloureuse pendant seulement un infime moment.
   
    Paix à son âme. Je prenais toujours quelques secondes pour rendre hommage à l'âme du défunt même si je les trouvais parfois indigne de ce témoignage honorable. Sans plus attendre ensuite, je m'agenouillai près du corps inerte qui se vidait de son sang et faisait l'inventaire de ses poches. J'avais évidemment pris la précaution de mettre des gants, je n'avais pas envie qu'on puisse me retrouver avec facilité. Tel un oiseau de proie nocturne, je fond sur une proie puis disparaît aussitôt sans laisser la moindre trace de mon passage. Crayon, bloc note, carnet, papiers d'identités, bonbon, papier de bonbon...Oh tient quelque chose d'intéressant, un objet tranchant: un canif. Peu efficace contre un revolver malheureusement. Mais l'objet était accompagné aussi d'une série de poignards que je trouvai dissimulés au niveau de la ceinture. Comme quoi, malgré l'apparence banale du contenu de ses poches, cet homme avait des affaires à cacher. Je continuai la fouille de ses vêtements. Le sang s'était propagé autour de lui, formant une flaque poisseuse. Il fallait que j'accélère si je ne voulais pas voir le document complètement souillé à cause de ce liquide écarlate. Bingo! Mes doigts effleuraient un papier rangé dans une poche très près du corps de l'individu. Il devait forcément être précieux ou d'une importance spéciale. Je le retirai rapidement, malheureusement le sang avait déjà trempé une partie du document. Je l'analysai rapidement, constatant avec soulagement qu'il s'agissait du trésor que je cherchai depuis des jours. Et la zone illisible n'était pas nécessaire à la suite de mes opérations. Je savais à présent où je devais me rendre, il s'agissait donc de cette ville. Très bien, elle n'attendait plus que moi pour venir y semer la pagaille! Je rangeai le document dans ma poche veillant à le placer d'abord dans une pochette plastique pour que le sang de la victime ne marque pas mes vêtements. Je m'apprêtais à repartir quand des lueurs reconnaissables vrillèrent la nuit. Du bleu, du rouge, de la lumière. Les gyrophares de la police! J'étais dans le pétrin si je ne prenais pas la poudre d'escampette d'ici quelques instants. Je compris alors que cet homme si soumis avait eu le bon réflexe d'avertir quelqu'un durant notre échange. Il m'avait piégé lui aussi, mais à la différence que j'étais encore en vie pour le moment. Heureusement que je n'avais pas prolongé la discussion à cause de l'agacement qu'il m'avait fait subir sinon j'aurai eu de sérieux problèmes. Maudit personnage! Je m'empressais alors de vérifier que je n'avais rien laissé derrière moi afin que les inspecteurs ne parviennent à m'identifier. Rien. Je pouvais à présent fuir car l'étau mortel se retournait contre moi.

Dernière modification par hikaru552 (2014-07-04 17:17:23)


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#21 2014-07-04 17:23:50

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Coucou
Cela fait très longtemps que je n'ai rien posté ici, voici enfin le chapitre suivant pour ceux qui ont eut la patience d'attendre xD

Chapitre 6 :

-Tu passes cette inconnue de l’autre côté de l’équation et c’est gagné.
-Ok, j’ai compris, merci, répondis-je en continuant de travailler l’exercice qui me posait problème.
Ed me laissa donc finir à mon rythme, tandis que lui s’écarta de mon bureau afin de s’adosser plus confortablement au dossier de la chaise. Chose promise chose due. Edward était venu chez moi ce samedi pour m’aider à réviser mes cours de physique. Cela devait à présent faire plus d’une heure que nous potassions sur les problèmes qu’il avait déniché dans un livre d’annales de son frère.
-Tu vois que tu y arrives, finalement ce n’est pas si difficile pour toi, déclara-t-il franchement.
Je répondis par une moue semblable à un sourire peu convaincu.
-C’est sûrement que tu expliques bien monsieur le professeur.
-N’importe quoi ! Je ne fais rien de particulier. Tu te débrouilles très bien, il de suffit d’y réfléchir quelques minutes pour ensuite de lancer aisément et trouver la solution.
-Si tu le dis…
Je ne parviendrai pas à le convaincre, cela me paraissait plus qu’évident. De mon côté, je n’étais en aucun cas convaincu par mon « talent », sans doute cela s’expliquait par le fait que j’avais échoué à réussir la dernière interrogation et qu’une nouvelle approchait à grands pas. Ed envoyait un message via son portable pendant que je terminais de rédiger l’exercice. Une fois fini, il se pencha de nouveau vers la table et nous entamions un autre problème.

    J’étirai longuement mes bras, mes articulations craquaient soulageant les courbatures qui naissaient tout juste dans mes membres restés trop longtemps immobiles. Ed avait de nouveau conclut bien avant moi, il s’étendait oisivement sur mon lit. Allongé à trois quart sur la couette grise comme un nuage chargé par la pluie, ornée par de larges bandes plus sombres. Le garçon avait laissé ses jambes pendre dans le vide dans le but de ne pas poser ses baskets sur les draps propres. A mon tour je quittai le bureau et me baladai dans la chambre afin de me dégourdir un peu les jambes. Mon ami ne releva même pas la tête mais m’adressa quelques mots.
-Enfin, tu as posé ton stylo, s’exclama-t-il avec un sourire satisfait, il allait pouvoir cesser toute révisions.
Après tout il était vrai qu’Ed n’avait pas spécialement besoin de travailler pour réussir. Il excellait dans la majorité des domaines, ses seules faiblesses étant la biologie et la littérature, domaines qui pour ma part ne me posaient pas de soucis. Du coup on s’équilibrait bien, c’était utile pour les devoirs maison et les révisions. D’ailleurs, faiblesse était un bien grand mot pour des notes qui avoisinaient les trois quarts de la note maximale que l’on pouvait obtenir. Il n’avait donc pas vraiment à se plaindre contrairement à tous les étudiants qui travaillaient comme des fous pour obtenir la moyenne.
    Un léger toquement résonna dans la pièce, ensemble nous tournions la tête en direction de la porte. Ma mère poussa doucement la porte avant d’entrer tout en affichant un sourire rayonnant sur son visage. Une aura particulière émanait d’elle, c’était un petit peu comme si le soleil illuminait le monde derrière elle, l’incluant évidemment dans sa lumière.
-Je vous ai apporté à boire les garçons, annonça-t-elle tandis qu’elle se dirigeait vers la table basse disposée au milieu de la chambre, un plateau dans les mains.
Un doux fumet de gâteau qui sortait du four la suivait sur son parcours. Elle se pencha en avant pour déposer sa délicate attention puis se releva lentement en replaçant derrière son oreille une mèche de cheveux qui venait de glisser de sa place. Edward n’avait pas attendu pour s’approcher, il arborait un sourire gigantesque sur ses lèvres.
-Merci Sylvie ! C’est très gentil de ta part, s’exclama-t-il.
Pour ma part, j’adressai un léger signe de reconnaissance à ma mère, un faible hochement de tête accompagné d’un regard prolongé.
-Avec plaisir Edward, il vous faut bien des forces pour vos révisions, répondit-elle avant d’ajouter quelques mots, bon et bien je vous laisse, amusez-vous bien.
Elle me lança un petit coup d’œil à la dérober avant de quitter ma chambre. Edward me jeta un regard curieux.
-Eh bien dis moi, tu es en froid avec ta mère ?
Je secouai doucement la tête pour signifier que non tout en m’asseyant sur le sol pour être à la hauteur de la table.
-Ce n’est pas ça, tu n’imagines pas l’idée qu’elle a derrière la tête en faisant ça. Elle surveille simplement que je travaille.
-Tu deviens paranoïaque mon cher. Et puis, tous les parents se préoccupent de savoir comment leur enfant travaille. Si elle ne le faisait pas ce serait étrange, tu ne crois pas.
Je haussai les épaules avant de répondre.
-Seulement ces derniers temps j’ai l’impression qu’elle me surveille comme une mère poule, ça m’agace, soufflai-je. Bien sûr c’est sont rôle de s’inquiéter mais j’aimerai juste qu’elle me fasse un peu plus confiance.
-Ah mon pauvre Sam, l’amour de ta mère te tue, taquina-t-il.
Il s’accroupit avant de s’installer sur un coussin noir qui se trouvait au sol. Je n’eus pas besoin de changer le sujet, Edward le fit lui-même. Soit il était clairement désintéressé par l’histoire, soit il avait senti mon malaise.
-Enfin un repos bien mérité ! Nourriture, pote…que du bonheur !
Un rire amusé s’échappa alors de moi. Ed ne changerait certainement jamais sur ce point là : la nourriture était sacré pour lui. Mon regard se porta sur les deux bouteilles qui étaient posées sur le plateau.
- Qu’est-ce que tu préfères : coca ou ice tea ? Demandai-je tandis que j’attrapai un verre.
-Thé glacé pour moi s’il te plait.
Je remplis le verre que je tenais d’une main de boisson orange sombre demandé par Edward. Il me remercia avant de boire plusieurs gorgées. J’optais de mon côté, pour le même choix, me servant aussi un verre de thé glacé. Une fois la bouteille refermée et le récipient posé en sécurité sur la table, je lui tendis l’assiette de cookies encore fumant que ma mère venait de nous apporter.
-Tu sais me prendre pas les sentiments toi, déclara-t-il les yeux brillant de gourmandise.
Edward attrapa délicatement le biscuit comme s’il s’agissait d’un objet rarissime d’une valeur inestimable.
-Merci maman de Sam d’avoir confectionné ce merveilleux trésor !
Un de mes sourcils se haussa spontanément pendant que j’observai la scène.
-Tu ne penses pas exagérer un temps soit peu ? Demandai-je à l’Hamlet en herbe.
Le jeune homme me retourna un regard faussement outré.
-La nourriture c’est sacré Sam ! Nous devrions être reconnaissant de pouvoir manger à notre faim. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
Son ton moralisateur éveilla un sentiment de culpabilité au fond de moi.
-C’est vrai…cependant je n’irai pas jusqu’à l’extrême de vouer un culte  suprême à un cookie, me défendis-je même si ce n’était pas un reproche qu’il m’adressait.
-Tout dépend du point de vue, répondit-il avec sa malice habituelle.
-Au lieu de discuter tu ferais mieux de retourner te prosterner devant le saint biscuit, suggérai-je avant de croquer dans le gâteau que j’avais choisi.
Il fit mine de s’incliner devant son cookie puis mordit à son tour dans la sucrerie. Manger après l’effort, il avait raison, c’était plus qu’appréciable.
   
    Edward finissait sa bouchée tandis que de mon côté je buvais le reste de liquide qui restait au fond de mon verre. Une fois qu’il eut terminé il s’éternisa à lire le journal posé sur un recoin de la table. Ses pupilles sombres glissaient de part et d’autre du papier fin et encré. Après une minute de réflexion il releva la tête.
-Depuis quand lis-tu le journal ?
Ses yeux curieux se rivèrent sur moi sans plus me lâcher. Je me trouvai de nouveau en position de proie face à ses questions. A mon tour je lus le titre de l’article qui se trouvait en tête du journal : « Nouveaux cas de meurtres – trois femmes et un hommes abattus ». Les informations étaient toujours remplies de bonnes nouvelles, heureusement que je n’avais pas des idées noires en ce moment sinon je ne sais pas ce qui m’aurai retenu de sauter par la fenêtre après cette lecture aussi joyeuse. J’imagine que du côté d’Edward c’était similaire, il devait penser exactement la même chose que moi.
-Et bien c’est joyeux cette histoire, dit-il tout en dépliant le journal afin de s’informer sur l’article dans sa totalité.
Je haussai les épaules sans répondre pour commencer.
-Les journaux vendent en parlant de malheur, c’est bien connu. S’il n’y avait qu’à raconter que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, personne ne voudrait dépenser un sous pour les nouvelles, dis-je sans détourner mes yeux des photos noires et blanches en couvertures.
-T’es glauque ! Se contenta-t-il de lâcher tandis qu’il repliait le papier pour le reposer sur la table dans sa position initiale.
Ce n’était pas un adepte des mauvaises nouvelles. Moi non plus d’ailleurs, cependant les crimes à répétitions perpétrés ces derniers temps devenaient de plus en plus intriguant. Ce n’était pas la première fois que j’en entendais parler bien sûr, mais ce matin là, la photo de l’article avait plus que retenu mon attention.
-Les nouvelles ne sont jamais heureuses, ou presque. On ne parle que du désarroi car c’est toujours ce qui marque le plus, déclarai-je en jouant avec mon verre entre mes doigts.
Edward soupira longuement comme s’il cherchait à recracher toutes les pensées négatives qui rongeaient petit à petit son être.
-Et bien vivement qu’il trouve ce fou furieux qui s’amuse à se balader avec des armes à feu. Moi qui n’approuve guère de la chasse, je ne peux pas non plus me réjouir de la chasse à l’Homme, maugréa l’adolescent.
J’étais du même avis que lui, d’autant plus que cette chasse ne semblait pas être exécutée de façon complètement aléatoire. Depuis qu’on m’avait poursuivi j’étais devenu très légèrement paranoïaque…très parano en fait. Dès que j’avais entendu parler de ces crimes, je m’y étais rapidement penché dessus. Plusieurs villes avaient subi ce genre de dégâts. Il m’avait fallu des heures de recherches pour les localiser toutes, à croire que  quelqu’un dissimulait les plus possibles la corrélation possible entre les crimes d’une ville et d’autres. Une hypothèse m’était alors clairement apparue : l’assassin avait des chances élevées de se trouver dans ma ville. Nous étions donc en danger, à la merci de cet individu violent.
Tout de même, le plus troublant pour moi restait la photo du journal de ce matin. Mon père le lisait tranquillement face à moi tandis que je prenais mon petit déjeuner. Au moment où je relevai la tête j’aperçus cette image en noir et blanc des victimes. Ma mémoire me soufflait que je connaissais l’une d’entre elles. Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus, mais pour sûr cette personne était au courant de mon secret. Et lors de mes recherches sur les crimes d’autres visages m’avaient semblé familier. Au moins trois des victimes savaient qui j’étais réellement, ce qui dans mon esprit ne pouvait pas relever d’une simple coïncidence. Si quelqu’un d’autre savait pour la créature, émettons un traqueur malade, j’avais sans aucun doute du souci à me faire !
-Ce ne sont pas ces histoires qui vont nous empêcher de vivre ! S’exclama soudainement Edward d’un ton bien plus léger cette fois-ci. Tu viens à la fête de Laura ce soir ? S’empressa-t-il de rajouter.
Je contins une grimace. J’avais complétement oublié ce détail : Laura m’avait invité à sa soirée il y avait quelques temps. Je pensais y échapper mais visiblement elle avait bien prévu son coup. Avec Edward chez moi, il n’y aurait pas de difficultés à ce que je me laisse convaincre.
-J’ai autre chose de prévu malheureusement, tentai-je avec l’espoir naïf qu’il s’en tiendrait là.
Evidemment ce n’était pas dans la nature du garçon de s’arrêter à la surface, il creusait jusqu’à obtenir la réponse attendue. Ed pencha la tête légèrement sur le côté dans un style chien curieux, puis s’immobilisa.
-Tu as déjà des plans ?
Sa question fut brève mais efficace.
-Oui j’ai un planning chargé de révision ce soir.
Déjà ma voix commençait à manquer de sûreté tel un randonneur maladroit sur un sentier escarpé.
-Profite de la vie tant que tu peux, tu bosseras dur une fois le lycée fini. En plus tu t’en sors bien en travaillant normalement. Ton argument est foireux à notre âge.
-…
Je n’avais rien à répondre, il n’avait pas tord. Je n’étais ni en médecine, ni en droit. Je devrais en profiter un peu plus.
-Je te préviens juste que je n’ai pas l’intention de rester aider les gens qui se noient dans leur propre flaque de vomi. Les gens de notre âge qui ne savent pas ce gérer, c’est pas mon truc. Donc sans doute que je ne resterai pas très longtemps, tu es prévenu.
-Ah, ça c’est ce que je voulais Sam…ou presque. On y va et on est motivé ! Lança-t-il avec enthousiasme.


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#22 2014-07-30 15:58:56

vanouloup
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Re: ~ Métamorphose ~

Kikou!!! je viens de lire ton histoire, elle est pas mal, un peu longue à partir mais c'est peut-être mieux. Quoi qu'il en soit, j'attend la suite car je suis assez curieuse Catitiz_PDT_19


L'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde.
Tu n'aimes pas les animaux? J'm'en fous je t'aime pas non lus! Catitiz_PDT_12

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#23 2014-08-04 18:24:20

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Coucou ^^
Merci d'avoir lu mon histoire x3
J'avoue que j'ai toujours du mal à commencer mes histoires, mais pour une fois j'avais essayé de faire un effort avec le prologue et le mystère qui plane autour de Sam. Bon ben j'essaierai de faire encore mieux la prochaine fois ! xD

Sinon je pense avoir fini d'écrire le prochain chapitre d'ici la fin de la semaine Catitiz_PDT_12


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#24 2014-08-07 15:11:20

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

New chapter ^^

Chapitre 7 :

    Ding-Dong. Le bruit de la sonnette était tout ce qu’il y avait de plus banal, ce qui contrastait totalement avec le reste de l’apparence de la maison de Laura. Ses parents gagnaient aisément leurs vies ou bien la famille avait eu l’aubaine d’un héritage exceptionnel (je penchais plutôt pour la première option). Je lisais cela en observant la magnifique maison où était censée se dérouler la fête. Une grande demeure aux goûts d’un architecte moderne et dont le morceau de jardin visible était du même style perfectionniste. Edward à mes côtés se dandinait d’un pied sur l’autre, sûrement impatient de rentrer à l’intérieur goûter aux joies de l’événement. Après une bonne minute d’attente on daigna enfin à nous ouvrir. Léo se tenait devant nous, la porte entrouverte. L’adolescent nous fixait de ses yeux encore lucides malgré le décalage qu’il créait par son verre d’alcool à la main.
-Vous êtes enfin là! S’exclama-t-il d’une voix joyeuse déjà légèrement déformé par les effets de ses boissons multiples.
J’échangeai un regard avec Ed, toujours installé sur le perron.
-S’il te plait, il est tout juste vingt et une heure, ce n’est pas si tard que ça, répondis-je assez sérieusement même si le sourire en coin qui naissait sur mon visage remettait mon ton en cause.
Léo rigola avant de me serrer la main puis celle d’Edward. Il était de bien bonne humeur pour le moment. Il était tout de même drôle de découvrir le garçon à moiti soul alors qu’on s’attendait à l’apparition d’une magnifique hôtesse blonde. Elle ne tarda d’ailleurs pas à sortir de mon imagination et apparaître derrière Léo. La porte s’ouvrit complètement et Laura afficha une mine adorablement accueillante.
-Vous voilà enfin tous les deux. Je craignais que tu n’aies changé d’avis Sam, dit-elle avant d’échanger un regard entendu à son complice.
Les deux compères venaient de confirmer mon hypothèse quant à leur présumé coup monté. Je pensais bien que les choses ne tournaient pas rond lorsque mon ami m’avait de lui-même proposé de réviser. C’était loin d’être son activité favorite, j’aurai dû me douter qu’Edward manigançait déjà à ce moment là de m’entraîner ici.
-Ah ah amusant. J’essaie tout de même de me tenir aux accords que j’ai conclus. Et puis ça aurait été bête de rater une occasion pareille, répondis-je à la demoiselle à la délicate robe rouge.
Laura baissa très brièvement les yeux comme gênée par les propos que je venais de tenir. Elle me parut à cet instant aussi fragile qu’une poupée de porcelaine habillée de sa jolie robe de soirée aussi rouge que si elle portait le chaperon du conte pour enfant qui berce encore et toujours notre enfance. Les deux autres s’empressèrent de briser la singularité de cet instant.
-Il se la joue classe mais en vérité il n’a pas été facile à convaincre, lança Edward amusé. Je te jure qu’il n’était pas bien parti avant que je n’intervienne.
Léo glissa son regard d’Ed à moi.
-Oh tu sais j’ai un conseil pour ce genre de situation, avec le temps j’ai appris de mes expériences comment gérer ça, ajouta le jeune.
La remarque captiva aussitôt les complices qui rivèrent leur attention sur l’interlocuteur tel des lions face à une gazelle égarée.
-Je t’écoute ! Livre moi ton secret.
Léo ne put s’empêcher d’afficher une expression amusé mais sadique à la fois sur son visage, une expression que seul les gens se sentant en position de pouvoir adoptaient.
-Il te suffit de te servir d’une laisse. Sam est très obéissant une fois un collier passé autour du cou.
-N’importe quoi ! Glapis-je immédiatement avant que l’information ne soit mal interprétée par la majorité des auditeurs ici présent.
-Oh…lâcha Ed, je ne savais pas que tout les deux vous aviez ce genre de liens.
Trop tard.
A présent il n’y avait plus moyen de réparer les dégâts engendrés par Léo qui de son côté n’attendit pas une seconde pour les conforter dans leur méprise. Il me passa un bras autour de la taille et m’approcha de lui.
-Maintenant c’est officiel, vous savez tout, surenchérit-il tout en accompagnant sa phrase d’un clin d’œil.
Laura fronça un sourcil, apparemment la blague ne lui plaisait pas autant que l’aurait souhaité le comique. Edward lui, trouvait ça tout à fait distrayant.
-Mais, et moi alors je me retrouve tout seul ? Bougonna-t-il visiblement déçu.
-Franchement … , souffla la jeune femme avant de s’écarter. Allez rentrez, je ne vais pas laisser mes invités dehors indéfiniment.
Son attitude amusait énormément mon présumé « petit-copain » qui finit tout de même par me rendre ma liberté en me relâchant lorsqu’on m’autorisa finalement à entrer.

    Je déposai ma veste sombre au vestiaire avant de me retourner. Le hall d’entré était une petite pièce aux murs blancs clairs et décoré très simplement de quelques cardes photos des membres de la famille et deux plantes en pots. La présence d’un vestiaire me laissait penser que les rassemblements devaient être fréquents ici, peut-être des réunions pour le travail d’un de ses parents ? Léo nous avait planté pour retourner festoyer, il ne fallait pas trop en attendre de lui. Moi et Ed nous nous débarrassions de nos vêtements d’extérieurs trop encombrant pour venir s’aventurer dans une fête de jeunes. Laura restait silencieuse depuis la remarque de Léo. Elle attendait patiemment le dos appuyé contre le mur. Le hall n’était pas séparé de la maison par une porte mais par une ouverture qui donnait vu au reste du bâtiment. J’apercevais déjà dans l’obscurité les lumières colorées qui fusaient dans tous les sens de l’autre côté de la maison. La musique aussi bourdonnait dans les oreilles. Edward me sourit avant de dire quelques mots dont le sens m’échappa. Laura sourit à son tour avant de disparaître dans la foule d’adolescents joviaux. Mon pas fut d’abord hésitant mais à mesure que je me rapprochai des fêtards je prenais plus d’assurance. J’arrivai avec mon ami à la limite entre deux mondes : le hall d’entrée des réunions sérieuses et le reste de la maison qui se trouvait transformé en une jungle mouvantes aux parfums exotiques : téquila, vodka, whisky, jet27 … Un pas de plus vers ce nouveau monde. Autour de moi s’amusait une multitude de gens qui occupaient de leur présence le couloir, où plutôt transitaient de la cuisine vers le salon et vis versa. J’avais déjà perdu la majorité de mes repères, plus aucuns visages familiers, seuls une nuée de portraits que j’avais vaguement entraperçu au lycée.
La musique et les lumières aveuglantes semblaient plus importantes du côté gauche. Je décidai de m’y rendre puisque je ne ressentais pas encore la même soif qui poussait les autres à se diriger du côté droit qui respirait les fumets alcoolisés. Je débouchai sur une grande pièce où un DJ plus jeune que moi invitait des jeunes à danser follement sur la piste. Je ne me souvenais plus de son prénom mais j’avais entendu parler de lui, il était devenu récemment une célébrité dans mon établissement scolaire après avoir remporté un concours de DJ prodigieux en herbe. Depuis il animait toutes les soirées avec son matériel de semi pro qu’il avait reçu en guise de prix.
Tandis que j’observai cette scène de danse plutôt amusante (regarder des gens qui ont bu se déhancher sur le dancefloor a toujours un petit côté comique). Une main se posa sur mon épaule et me fit sursauter.
-Ne reste pas là Sam ! Vient avec nous, cria une voix pour se faire entendre parmi tous les autres sons présents dans la pièce.
Il s’agissait d’un de mes camarades du basket. Je lui serrai la main avant de tourner la tête dans la direction qu’il indiquait de son doigt tendu. Zain désignait la terrasse où quelques aventuriers se risquaient à braver le froid un verre de vodka à la main pour se réchauffer. Je reconnus bien vite les membres de mon équipe rassemblés autour d’une table. J’opinai d’un mouvement de tête avant de me frayer un chemin vers la baie vitrée entrouverte en sa compagnie.

    Sur la terrasse des adolescents légèrement ivres se lançaient des défis stupides. Zain et moi restions en périphérie du cercle composé de nos amis, il sirotait sa boisson tout en gardant un œil de rapace sur le spectacle que nous offraient le groupe.
-Probabilité que tu te jettes dans la piscine ?! Lança quelqu’un haut et fort.
-Je dirai une sur cinq, répondit le défié.
Un décompte s’éleva autour de nous.
- Un … Deux … Trois …
- Cinq !  - Trois ! Hurlèrent-ils simultanément.
-Yes, je n’aurai pas à prendre un bain d’eau froide ce soir. Toi en revanche on va voir ça tout de suite, dit le mis au défi à la personne qui avait commencé ce petit jeu.
- Un … Deux … Trois …
-Quatre !  - Deux !
-Ouf sauvé aussi, ricana l’initiateur.  Bon et bien le plongeon glacé ne sera pour personne dans ce cas.
Le manège amusait certainement mon voisin, en effet Zain affichait un sourire diverti. Il se déplaça afin de se positionner au centre du cercle. Son air déterminé portait à croire qu’il allait se lancer lui aussi dans la mise au défi d’un de ses meilleurs amis.
-Bouh … , souffla une voix dans ma nuque.
Un relent d’alcool me parvint. Léo était de retour, ainsi que Ed. Leur précédente destination n’avait rien de surprenant. Ils avaient tous deux un verre à la main.
-Toujours commencer par un rafraichissement ? Demandai-je.
Ed hocha vigoureusement la tête.
-Juste un pour commencer et un autre pour bien finir la soirée, tu sais qu’à part ces deux verres je ne bois pas.
-Certes tu bois très peu, lui cédai-je.
Et c’était la vérité, il buvait très modérément contrairement à la majorité des jeunes. Léo me  jeta un regard moqueur, il mijotait de nouveau un mauvais coup.
-Eh Sam, probabilité que tu descendes ce verre d’alcool, lâcha-t-il en plaçant sous mon nez une boisson jaunâtre composée de jus de fruit et d’alcool divers.
Je posai une main sur mon menton en prenant une pose réfléchie.
-Je suis joueur aujourd’hui alors je vais te répondre une sur deux.
Il parut tout d’abord plus qu’étonné, mais bien vite sa stupéfaction fut remplacée par sa malice habituelle.
-Ok, prêt ? Un … Deux … Trois …
-Deux !  -Un !
-Mince, à toi ce cocktail exotique mon pauvre Léo, déclarai-je avec un petit sourire.
Edward nous regardait du coin de l’œil. Il semblait aussi perturbé que Léo au début du défi.
-Tu ne connais pas ce jeu ? C’est très simple pourtant. Tu dis à quelqu’un : probabilité de … , l’autre répond alors : une sur n. On décompte jusqu’à trois avant de dire un nombre compris dans l’intervalle. Si la première fois on tombe sur le même, celui qui a été mis au défi effectue le gage énoncé. Si cela arrive la deuxième fois, celui qui a lancé l’idée doit s’y coller, expliqua brièvement Léo.
Edward secoua doucement la tête.
-Je connais le jeu, c’est simplement que j’ai été surpris par la réponse de Sam. C’est rare que tu prennes autant de risques.
-Je ne suis pas non plus l’être le plus ennuyeux du monde. Vous n’en revenez peut-être pas mais je suis aussi capable que vous de faire des folies, même si pour cela je n’ai pas besoin de me disjoncter le cerveau, répondis-je hâtivement.
-C’est vrai, notre petit Sam est tellement mûr pour son âge … , s’exclama Léo tandis qu’il s’essuyait la larme fantôme qui s’accumulait au coin de son œil.
En bruit de fond nous entendions les autres explosés de rire. Quelqu’un devait s’amuser avec un gage bien particulier. La voix de Zain perça soudain parmi les rires.
-Probabilité que tu roules une pelle à Ed ! Cria Zain à Léo.
J’en connaissais un qui en avait trop pris ce soir.
-Hum…difficile, suis-je assez joueur pour tenter ça…une sur dix !
-Bien alors jouons.
J’en connaissais deux qui en avait trop pris ce soir. Mais malgré la bêtise de ce défi, la foule était captivée par ce qui pourrait se passer.
-Un … Deux … Trois … comptèrent les autres en chœur.
-Quatre, crièrent-ils à l’unissons.
-Mer…credi ! Hurla le perdant, Léo en l’occurrence.
-Oh ça doit faire mal ça, j’aimerai pas être à ta place et encore moins à celle de ton ami Ed, dit Zain assez mort de rire.
Léo lâcha un long soupir avant de se tourner pour faire face à sa nouvelle dulcinée.
-Désolé Ed, je n’ai pas su défendre notre honneur.
Il s’approchait dangereusement d’Edward qui pendant toute la scène s’était contenté de garder le silence. Sans doute priait-il le ciel pour que personne ne perde ce défi. Il secouait les mains devant lui assez frénétiquement.
-Je n’ai jamais dit que j’étais d’accord les gars, protestait-il en se reculant.
-Ne fait pas ta chochotte, c’est juste un bisou.
-Tu comptes fourrer ta langue dans ma bouche et pour toi c’est l’équivalent d’un bisou ?! S’exclama le plus perdant de toute cette histoire.
Léo marqua un arrêt, il réfléchit avant de hausser les épaules.
-Tu as raison. Ceci est plus qu’idiot, j’arrête.
-Bouuuuuh, lancèrent les membres de l’équipe qui devaient attendre impatiemment ce happy end.
Ed soupira de soulagement en l’écoutant. Il se sentait rassuré de savoir que Léo trouvait ça aussi déplacé que lui. Mais évidemment c’était mal connaître le garçon que de croire qu’il allait se contenter de si peu. Il s’élança sur la pauvre victime et l’encercla de ses bras afin de l’immobiliser momentanément. Tel un animal effrayé, Ed écarquillait les yeux en tâchant vainement de se libérer du piège infernal dans lequel il venait de tomber. Le spectacle dura seulement un instant pendant lequel j’ose à peine décrire la scène (votre imagination fera le reste aussi bien que mes mots).
-Oh c’est affreux, beurk ! Grogna Edward en s’éloignant vers le jardin.
Il essuyait sa langue sur son sweat.
-A boire s’il vous plait … , supplia-t-il en feignant de pleurer.
Le chasseur rigolait tellement, ainsi que la foule de spectateur, il posa tout de même une main sur l’épaule du chassé et lui tendit une bière.
-A la tienne beau gosse !
Ed lui lança un regard foudroyant avant d’attraper la bière et échanger un rire.
-Bon si je suis un BG alors tout va bien. Pas trop jaloux Sam ? Demanda-t-il en faisant référence à la blague du début de soirée.
Je secouai vivement la tête.
-Non, je peux bien partager de temps en temps, dis-je me prenant un peu au jeu.

    L’ambiance était animée et un peu plus détendue maintenant que l’ultime défi était tombé. Léo et Ed étaient de nouveau de simples amis qui se racontaient des bêtises. La semi obscurité dans laquelle la terrasse était tombée venait de s’illuminer de petites lumières orangées, qui semblaient être des étoiles et pourtant n’avaient rien à voir. Apparemment il était déjà l’heure de la pause rituelle cigarette. Une bouffée de fumée parfumée envahie mes narines pour me le confirmer. Et pendant ce que certains s’amusaient à réduire leurs capacités respiratoires d’autres partageaient un cocktail qui passait de mains en mains. La demie noix de coco qui contenait ce puissant mélange finit par m’atterrir dans les mains. Je ne savais ni qui lui avait donné vie, ni ce qui le composait, deux très bonnes raisons d’éviter de le boire. Cependant lorsque mes doigts effleurèrent la peau rugueuse du fruit, je ne réfléchis pas deux secondes avant de porter le liquide à mes lèvres et d’en descendre plusieurs gorgées. Wahou ! C’était vraiment fort. J’essuyais une goutte qui s’échappait du coin de mes lèvres d’un révère de main maladroit avant de poursuivre la circulation de cette boisson « magique ». Il ne me fallut pas deux minutes pour réaliser à quel point ce geste était puéril, mais le mal était à présent déjà fait. Trop tard pour regretter, je ne pouvais qu’aller de l’avant.
Je me dirigeai vers l’intérieur de la maison, car après cette agitation qui avait le don d’embraser les corps et ne plus les lâcher jusqu’à une nouvelle vague de calme, je commençais à ressentir les griffes du froid s’immiscer peu à peu en moi. Le salon était encore transformé en une jungle humaine. Je ne savais pas vraiment vers quoi je cheminais mais avant même d’avoir à me poser la question, une réponse venait de s’imposer : Laura me saisit la main. Elle souriait de son air innocent du candide petit chaperon rouge qu’elle était pour la soirée. Ses lèvres s’agitèrent lentement afin de m’expliquer muettement sa requête. Aucun son ne parvint à mes oreilles, j’avais pour autant saisis le sens de ses mots. « Suis-moi ». Je n’eux pas une seconde pour répondre car déjà elle m’entrainait à sa suite. Un tas de questions plus folles les unes que les autres s’amassaient dans ma tête dont bientôt j’obtiendrai les réponses. On marqua un arrêt assez rapidement, et je m’étonnai de me situer encore au salon, entouré des danseurs enivrés. La jeune femme rigola en voyant mon expression perplexe, puis elle plaça mes mains sur ses hanches. Ses mains glissèrent le long de mon corps pour se poser sur mon torse et elle s’agita sensuellement devant moi. Je déglutis sans bouger.
-Dansa avec moi ! Dit-elle tandis qu’elle continuait de se déhancher.
-Je…je ne sais pas danser … , bafouillai-je avec honte.
-Personne et tout le monde sait danser. Détend toi et suis moi. Je te guiderai, promit-elle en poursuivant son entreprise.
Timidement je me lançai à essayer de l’imiter. Ce n’était pas ma tasse de thé. Je supportai très mal de me trouver au centre d’une foule où les yeux indiscrets des gens pouvaient à tout moment se poser sur moi. Petit à petit, je me sentais, de façon étonnante, plus à l’aise. Et au bout de quelques minutes Laura n’avait plus besoin d’être la cavalière, je saisissais le rôle de gentleman et guidait la danse. A vrai dire danser était bien plus amusant que je ne le pensais. Et je devinais que Léo n’aurait pu s’empêcher de jalouser devant la manière dont Laura remuait pour moi.

-Tu danses bien. Y a-t-il un domaine dans lequel tu n’es pas doué ? Lança ma danseuse.
J’observai ma magnifique partenaire dont les cheveux blonds bouclés s’étaient placés de leur propre volonté. Je souris en glissant une de ses mèches rebelles derrière son oreille.
-Je n’en sais rien, à toi de me le dire, répondis-je en esquissant un petit sourire.
Laura me fixa un instant avant de quitter la piste de danse, m’entrainant de nouveau avec elle. Cette fois-ci mon esprit manquait trop de clarté pour raisonner. Je suivais à son rythme qui s’accélérait de plus en plus. Nous étions déjà dans le couloir. Déjà à gravir les escaliers en face du hall d’entrée. Déjà dans une nouvelle pièce. Je n’eus pas le temps de détailler l’endroit. Il me sembla cependant qu’il s’agissait d’une chambre. Du coin de l’œil j’apercevais un bureau, les posters typiques de mannequins parfaits qui ornaient les murs, et bien évidemment le lit sur lequel je venais d’atterrir. La jeune fille pressée m’avait poussé et sans prise pour me retenir, je chancelai sur le matelas moelleux. Je fermai les yeux une seconde. La boisson me montait à la tête et mes idées vagabondaient sans que je ne parvienne à rattraper le train qui les emmenait au loin. Mes bras m’équilibrèrent en se posant derrière moi, de cette manière j’étais assis légèrement à la renverse sur le lit. Je relevai la tête pour contempler la jolie princesse qui me fixait d’un œil malicieux. Sans parole et toujours avec la même frénésie, elle s’assit à califourchon sur mes genoux, puis m’embrassa. Je fus si abasourdi qu’il me parut impossible de réagir. Mon corps devenait incontrôlable. L’adrénaline explosait en moi tandis que Laura glissait sa main sous mon T-shirt pour parcourir mon torse. Qui eut crut que l’innocent petit chaperon rouge soit l’envoutante et désirable madame Red. Je prenais de plus en plus conscience que le verre que j’avais bu tantôt était un mauvais plan lorsque la vision d’une licorne multicolore entouré de pingouins dansant s’imposa à mon esprit. Les lumières flashies me rendaient presque épileptique. Je me doutais à présent qu’il n’y avait pas que de l’alcool dedans mais d’autres substances sans doute plus illicites. Ma tête bouillonnait et les caresses de Laura n’aidaient absolument pas à retrouver mon calme intérieur. Ses doigts glissèrent de nouveau sensuellement en direction de ma cuisse, cheminant vers mon entre-jambe.
-Qu’est-ce que…
Il fallait que je mette fin à toute cette folie avant que ne se déroule un malheur. Mais de son côté, elle ne voulait rien entendre. D’un baiser enivré, elle me fit taire aussitôt. Un sérieux problème commençait à me titiller cruellement : toutes ces émotions me chamboulaient et mon pouvoir criait, hurlait ! Il souhaitait s’exprimer immédiatement. C’était très mauvais pour moi ! Je trouvai la force surhumaine de reprendre le contrôle de moi-même un bref instant. Plus brutalement que je ne l’aurai voulu, j’inversai les positions en couchant Laura sur le dos. Elle rigola amusé.
-Tu joues enfin le jeu, dit-elle aussi espiègle qu’un enfant qui s’apprête à commettre une bêtise.
Avant qu’elle ne rajoute un mot de plus, je me relevai et titubai vers la porte d’un pas aussi mal assuré que si on avait mis un poulpe sur des patins à roulettes (c’est dire si c’était gracieux et élégant pour la demoiselle choquée). Il me fallut trois tentatives avant de réussir à ouvrir la porte et déambuler vers les escaliers. La panique grandissait en moi aussi vite qu’il ne fallait pour le dire. J’allais me transformer ! Ici, devant tout le monde, et plus personne ne me verrait comme celui que j’étais. La peau de mes bras se mouvait déjà, dotée de sa propre volonté, elle allait me façonner afin de donner naissance à un nouveau corps physique. Je devais me réfugier quelque part. Les toilettes ! Je devais les atteindre avant ma transformation.
    La chute me menaçait tout du long de la descente des escaliers. J’atterris, perdu, dans une foule d’individus.
-Sam, hurla une voix plus ou moins lointaine.
-Sam bouge pas !


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Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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#25 2014-08-07 15:57:40

vanouloup
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Re: ~ Métamorphose ~

Je n'ai qu'un mot: NONNNNNNNNNNNNNNNNNN Catitiz_PDT_21 et ce pour l'histoire mais et surtout pour moi j'avoue Catitiz_PDT_47 ( c'est pas cool et tellement nickel de couper en plein suspens Catitiz_PDT_51  )

Dernière modification par vanouloup (2014-08-07 16:00:27)


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